Événements
8 février 1250
Saint Louis capturé à la Mansourah
Parti dix-huit mois plus tôt d'Aigues-Mortes pour une septième croisade, le roi Louis IX (futur Saint Louis) est capturé le 8 février 1250 par les troupes du sultan d'Égypte.
L'expédition avait pourtant bien commencée...
Arrivée devant la citadelle
d'el-Mansourah (le Champ de la victoire en arabe), qui barre la route du Caire, l'armée française, forte de plus de 20.000 hommes, bat l'armée du sultan, composée de mercenaires
appelés mamelouks.
Mais l'avant-garde, commandée par Robert d'Artois, frère du roi, s'aventure imprudemment à l'intérieur de la citadelle où elle est taillée en pièces. Parmi les victimes, plus de 300 Templiers et
le comte d'Artois lui-même ! Louis IX échoue à secourir l'avant-garde. Menacé d'écrasement, il tente de se replier sur Damiette, dans le delta du Nil. Mais bientôt, toute l'armée est bloquée par
la crue du Nil et menacée par la famine et l'épidémie. Le roi de France doit se rendre.
Le vainqueur est un mamelouk turc promis à un grand destin, Baïbars l'Arbalétrier. Sa dynastie, se substituant à celle de Saladin, règnera sur l'Égypte jusqu'à la conquête par le sultan turc Sélim 1er en 1517.
La capture et la libération de Louis IX contre une rançon de 200.000 livres mettent fin à l'avant-dernière croisade. Le roi restera ensuite en Terre Sainte plusieurs années, le temps de réorganiser les défenses chrétiennes... et de tenter une alliance avec
les Mongols contre les Turcs. La mort de sa mère Blanche de Castille l'obligera à rentrer enfin chez lui après six ans d'absence.
8 février 1587
Exécution de Marie Stuart
Le 8 février 1587, Marie Stuart est décapitée. À seulement 44 ans, l'ancienne reine d'Écosse et de France arrive au terme d'un destin aussi tragique qu'exceptionnel.
Tragédie française
L'héritière des Stuart est devenue reine d'Écosse trois jours après sa naissance, à la mort de son père Jacques V.
La régence est assurée par sa mère, Marie de Guise, dont les frères animent à la cour le parti catholique et anti-anglais. Ils obtiennent de fiancer la petite reine au fils aîné du roi de France
Henri II, le futur François II.
À peine âgée de six ans, Marie prend donc un bateau pour la France. Plongée dans une cour raffinée, la princesse devenue jeune fille s'attire les éloges de Ronsard. Elle épouse le Dauphin en 1558
et signe un acte secret par lequel elle promet de céder à la France ses droits sur l'Écosse... et l'Angleterre si elle venait à mourir sans enfant !
L'accession au trône de François II, en 1559, renforce l'influence de la famille de Guise à la
cour. Il s'ensuit une rivalité de plus en plus aiguë entre les Guise et le parti protestant, dont découleront de longues et dramatiques guerres de religion.
Mais François II, de santé fragile, meurt à 17 ans, le 5 décembre 1560, après un règne de moins de deux ans. La jeune reine doit s'en retourner à regret dans le pays de son père.
Tragédie écossaise
Marie Stuart retrouve un royaume déchiré par la Réforme et les perpétuelles dissensions entre chefs de clans.
En dépit de nombreuses offres de mariage de grands princes étrangers, elle se laisse séduire par son cousin, le sémillant - et catholique - lord Darnley. Le choix est désastreux. Le beau lord ne
manque pas une occasion d'humilier son épouse et s'attire la haine unanime de l'aristocratie.
Lord Darnley meurt dans un attentat à la bombe le 9 février 1567, quelques jours après la naissance de son fils et héritier. Marie se remarie aussitôt avec l'instigateur du crime, le comte de
Bothwell, fournissant ainsi un prétexte de soulèvement à la noblesse protestante.
Chassée du trône par ses sujets écossais, elle abdique au profit de son fils et se place sous la protection de sa cousine, la reine d'Angleterre Elizabeth 1ère, de la dynastie des Tudor, dont
elle n'a pourtant jamais reconnu la légitimité !
Tragédie anglaise
Craignant une sédition des catholiques anglais, la reine d'Angleterre fait emprisonner son encombrante cousine. Dans sa prison, Marie Stuart participe à plusieurs complots ourdis par les
«papistes» pour la faire monter sur le trône.
Elizabeth 1ère, qui n'a pas enfanté d'héritier, la fait finalement condamner à mort et décapiter. Ayant triomphé de tous ses ennemis, la reine n'en lègue pas moins sa couronne au fils de Marie
Stuart et lord Darnley, qui règne depuis plusieurs années déjà sur l'Écosse sous le nom de Jacques VI.
Par réalisme, Jacques VI s'était très tôt détaché de sa mère. En devenant roi d'Angleterre, il prend le nom de Jacques 1er et inaugure la dynastie des Stuart.
8 février 1807
Du sang dans la neige à Eylau
Le 8 février 1807, Français et Russes s'affrontent à Eylau, en Prusse orientale, dans des conditions météorologiques très dures.
Au terme d'une bataille indécise et sanglante, Napoléon 1er éprouve pour la première fois le coût humain de la guerre.
Chasse aux Russes
Par sa victoire d'Austerlitz, un an plus tôt, Napoléon 1er a mis les Autrichiens
hors jeu. Mais aussitôt après, il a dû faire face à une quatrième coalition unissant cette fois les Prussiens aux Russes et aux inévitables Anglais.
Les Prussiens sont à leur tour mis hors jeu à Iéna et Auerstaedt. Davout, le héros
d'Auerstaedt, fait son entrée à Berlin. Napoléon 1er le suit le 27 octobre 1806 et par un soleil éclatant, sous les acclamations, franchit la célèbre porte de Brandebourg. Le roi
Frédéric-Guillaume III et la reine Louise, indomptable autant que belle, ne l'ont pas attendu et se sont réfugiés en Prusse orientale, à Königsberg.
Ne restent plus en lice sur le Continent que les Russes du jeune tsar Alexandre 1er. Avec sa Grande Armée, Napoléon se lance à leur poursuite dans les plaines glacées de Pologne.
A Varsovie, le 19 décembre 1806, les Polonais l'accueillent en libérateur. Comme la tendre comtesse Marie Walewska, qui se jette dans ses bras, ils attendent de lui qu'il leur restitue leur
indépendance, volée quinze ans plus tôt par leurs puissants voisins.
Pour l'heure, l'Empereur des Français se soucie avant tout d'en finir avec la guerre. Ses «grognards» supportent de moins en moins bien les difficultés de ravitaillement et les marches
épuisantes dans un paysage gelé. Ils sont d'autre part sans cesse harcelés par les Russes.
Napoléon prévoit d'attaquer l'ennemi sur son flanc mais un courrier qu'il envoie au maréchal Bernadotte pour lui faire part de son plan est intercepté par les cosaques...
L'armée russe, sous le commandement du comte Levin Bennigsen (56 ans), un général originaire de Hanovre (Allemagne), se replie sans attendre en direction du village d'Eylau.
Boucherie au cimetière
Le 8 février 1807, Bennigsen, dans l'attente de ses alliés prussiens, se met en ordre de bataille au pied du village, sur plus de quatre kilomètres. Autour de la butte, avec son église et son
cimetière, une plaine s'étend à perte de vue, parsemée d'étangs gelés.
Le Russe dispose de 60.000 hommes. Face à lui, Napoléon, campé sur la butte d'Eylau, près de l'église et du cimetière, dispose de 40.000 hommes et seulement 200 pièces d'artillerie. Il attend le
renfort du maréchal Ney et de ses 10.000 hommes.
La bataille débute tôt le matin après un violent duel d'artillerie. Puis, la droite de Beningsen attaque la gauche de l'armée française, dégarnie.
Davout, à l'extrême-droite du dispositif français, voit le danger. Avec son corps d'armée, il déborde la gauche russe. A ce moment-là, Augereau, au centre, se lance à son tour à l'attaque.
La situation semble se redresser pour les Français quand survient une violente tempête de neige. Les hommes d'Augereau sont aveuglés. Leur chef lui-même, malade, attaché sur son cheval, est
désorienté. L'artillerie russe frappe à bout portant et fait près de 1000 tués sur 6.500 hommes !
Et quand le temps s'éclaircit enfin, les Russes découvrent une brèche en face d'eux. Ils s'y engouffrent avec l'objectif d'atteindre le mamelon d'Eylau où se tient Napoléon en personne !
L'Empereur et son état-major sont sauvés in extremis par la cavalerie de Murat. Cette fameuse charge des «quatre-vingts escadrons» culbute l'ennemi avec une rage inouïe qui restera à la
postérité. On se bat jusque dans le cimetière.
Enfin, Davout reprend l'offensive. Il repousse de justesse le Prussien Lestocq qui vient d'arriver sur le champ de bataille. L'arrivée de Ney, à la fin de la journée, sauvera les Français de la
déconfiture.
La bataille se solde par une effroyable boucherie. Pas moins de 40.000 morts et blessés au total.
On a plus tard prétendu que, visitant le champ de bataille d'Eylau, il aurait murmuré, cynique : «Une nuit de Paris réparera tout cela». Dans les faits, l'Empereur, sincèrement ému,
consacre les journées suivantes à parcourir le champ de bataille et organise les secours aux blessés des deux camps.
Le 14 février, encore sous le choc, il écrit à l'impératrice Joséphine : «Je suis toujours à Eylau. Ce pays est couvert de morts et de blessés. Ce n'est pas la plus belle partie de la guerre.
L'on souffre et l'âme est oppressée de voir tant de victimes».
Les Russes s'attribuent la victoire même si Napoléon 1er reste maître du terrain. Comme ses troupes sont épuisées, et lui-même tout autant, l'Empereur prend ses quartiers d'hiver sur place, en
Prusse orientale, et attend le printemps pour repartir en campagne.
Il remportera alors sur les Russes, à Friedland, la victoire incontestable dont il avait besoin pour briser la quatrième coalition (il y en aura sept au total !).
Napoléon au-dessus de la mêlée
Cette peinture célèbre d'Antoine-Jean Gros répond à une commande officielle destinée à montrer au public la magnanimité de l'empereur et à lui faire oublier le coût humain de la bataille.
L'empereur affecte une attitude quasi-mystique, bien éloignée de la réalité. Un hussard lituanien blessé l'implore :«César, qu'on me guérisse, je te servirai fidèlement comme j'ai servi
Alexandre».
La bataille d'Eylau va inspirer à Balzac son roman Le colonel Chabert, l'histoire d'un officier blessé et frappé d'amnésie qui tente bien plus tard de retrouver sa fortune et sa femme.
C'est la dernière bataille d'une Grande Armée proprement française. Napoléon va ensuite renforcer ses rangs avec des recrues de toute l'Europe : Allemands, Polonais, Italiens,... Plus européenne
et plus nombreuse, la Grande Armée va y perdre un peu de son âme mais aussi et surtout la rapidité qui avait fait sa supériorité. -
8 février 1861
Naissance des États confédérés d'Amérique
Le 8 février 1861, les États sécessionnistes du Sud des États-Unis forment les États confédérés d'Amérique.
8 février 1867
Naissance de l'Autriche-Hongrie
Le 8 février 1867, l'empire autrichien cède la place à une double-monarchie austro-hongroise.
Le nouvel État, communément appelé Autriche-Hongrie, se présente comme l'union de deux pays indépendants : l'empire autrichien proprement dit et le royaume de Hongrie. Ces deux États ne
sont plus unis que par l'allégeance à un même souverain, François-Joseph 1er.
François-Joseph, (faut-il l'avouer ?), est moins connu aujourd'hui que sa femme, la princesse bavaroise Élisabeth, surnommée «Sissi», dont l'opulente chevelure avait séduit l'héritier des Habsbourg !
La montée des Habsbourg
La création de
l'Autriche-Hongrie est l'aboutissement d'un très long processus historique qui a débuté au XIIIe siècle.
Il a permis à une famille issue du modeste château des Habsbourg, situé en Suisse, de
dominer toute l'Europe centrale par le biais de fructueuses alliances matrimoniales.
Les Habsbourg ont même régné sur les Pays-Bas ainsi que sur l'Espagne et ses colonies d'outre-mer pendant quelques décennies, au temps de Charles Quint, archiduc d'Autriche, roi d'Espagne et
empereur d'Allemagne !
Après le règne tourmenté de Charles Quint, ils se recentrent sur leur combat traditionnel contre les Turcs qui menacent Vienne et les peuples chrétiens du bassin du Danube.
En 1804, devançant une décision du nouvel empereur des Français, Napoléon 1er, François II échange le titre symbolique d'empereur du Saint Empire romain Germanique (ou empereur d'Allemagne) contre celui d'empereur
d'Autriche et prend le nom de François 1er.
Le nouvel empire recouvre les possessions héréditaires d'Europe centrale sur lesquelles les Habsbourg exercent une autorité réelle...
Heureuse construction !
Un diplomate a pu dire en 1848 que «si l'Autriche n'avait pas existé, il eut fallu l'inventer», indispensable qu'elle était pour servir de protection aux pays danubiens face aux appétits
des géants allemand et russe (on a pu vérifier a contrario la justesse de cette affirmation au XXe siècle).
Espoir d'une fédération danubienne
En 1866, suite à la défaite de Sadowa face à la Prusse, l'empereur
François-Joseph 1er renonce à ses dernières prétentions sur l'Allemagne et l'Italie. Il choisit de s'intéresser désormais à ses différents peuples. Sous l'influence de sa femme Élisabeth,
sensible au charme des nobles hongrois, il transforme ses États en une confédération bicéphale où les Autrichiens de langue allemande et les Hongrois se partagent le pouvoir... sur le dos des
Tchèques et des Slaves du sud.
L'unité de l'Empire reste assurée par l'allégeance de tous les sujets à un souverain commun, François-Joseph 1er, et par un ministère d'Empire chargé des affaires communes : Affaires étrangères,
finances et guerre.
Quelques mois après la
signature du compromis, François-Joseph et Élisabeth ceignent à Budapest la couronne de saint Étienne, saint patron et premier roi de la Hongrie.
La Hongrie devient un royaume indépendant dénommé officiellement Transleithanie d'après une rivière, la Leitha, qui marque la limite entre les deux nouvelles entités. Autour de sa
capitale, Pest (aujourd'hui Budapest), elle comprend le coeur de la Hongrie historique mais aussi la Croatie, la Transylvanie et la Slovaquie.
Les habitants de langue magyar (les Hongrois) représentent à peine la moitié de la population de cet ensemble très divers composé aussi de Slaves, d'Allemands, de Roumains, de gitans, de juifs
etc... Ils sont redevables à la monarchie des Habsbourg de leur donner la préséance sur les autres minorités.
Le reste de l'empire autrichien devient la Cisleithanie. Il comprend une majorité d'Allemands autour de Vienne et dans les monts Sudètes du nord de la Bohême, ainsi que de fortes
minorités italiennes et slaves (Bohême, Slovénie et région polonaise de Cracovie).
La ligne de partage entre Cisleithanie et Transleithanie correspond à peu de choses près à l'ancienne limite du Saint Empire romain germanique, dissous en 1806.
Amertume des Tchèques
Les Tchèques, qui se réclament du prestigieux royaume de Bohême, sont les grands
perdants du compromis austro-hongrois. Mais, conscients de l'avantage d'appartenir à un grand ensemble danubien, ils placent leurs espoirs dans l'avènement d'une triple monarchie.
Les nobles hongrois, aussi appelés magnats, sont les grands gagnants du compromis austro-hongrois. Ils bénéficient de privilèges et d'exemptions fiscales qui les dissuadent de toute
ouverture démocratique en Transleithanie.
Oublieux de la défaite de Sadowa, ils poussent l'empereur et roi François-Joseph 1er à se rapprocher de l'Allemagne. Ils voient en effet dans une alliance pangermaniste la meilleure garantie
contre les revendications autonomistes des minorités slaves.
Gloire et mort de l'Autriche-Hongrie
Tandis qu'il satisfait les Hongrois, le compromis austro-hongrois offre aux autres minorités l'espoir d'une évolution favorable de leur statut dans le cadre d'une fédération élargie. Il va
durablement apaiser les tensions à l'intérieur de l'empire.
Par sa structure politique très souple, l'Autriche-Hongrie est un précurseur de l'Europe actuelle.
Elle va bénéficier pendant ses
cinquante ans d'existence d'un immense rayonnement culturel et d'une expansion
économique rapide.
De Trieste à Cracovie, toute l'Europe centrale en conserve la nostalgie dans son architecture comme dans son art de vivre.
Mais la double monarchie va se trouver fragilisée par l'entêtement des nobles hongrois à refuser tout nouveau compromis qui donnerait quelques droits aux Tchèques et aux autres Slaves.
L'Autriche-Hongrie s'effondrera à l'issue de la Grande Guerre, suite à l'agitation des tchèques Tomas Masaryk et Édouard Benès ainsi qu'aux revendications territoriales de l'Italie et de la
Roumanie.
Invoquant le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le président américain Woodrow Wilson et le président du Conseil français Georges Clemenceau autoriseront l'éclatement de la«Mitteleuropa» (Europe centrale en
allemand).
L'auraient-ils voulu qu'ils n'auraient pu empêcher l'éclatement du vieil empire, épuisé par une guerre trop longue, en une myriade de petits États.
L'Autriche-Hongrie, forte de 50 millions d'habitants, avec une capitale rivale de Paris, Londres ou Berlin, va céder la place à plusieurs États rivaux, arc-boutés sur le mythe de leur identité
nationale, linguistique ou ethnique : Autriche, Hongrie, Roumanie, Tchécoslovaquie, Yougoslavie.
A l'exception de l'empire, tous ces États se caractériseront par une aussi grande hétérogénéité de langues, de cultures et de religions que feu la double monarchie.
Bibliographie
On peut lire sur l'Autriche-Hongrie le palpitant ouvrage de François Fejtö : Requiem pour un empire défunt, Histoire de la destruction de l'Autriche-Hongrie (Lieu Commun, 1988).
8 février 1904
Les Japonais assaillent Port-Arthur
Dans
la nuit du 8 au 9 février 1904, la flotte de guerre japonaise attaque la base russe de Port-Arthur, à la pointe de la Chine, sans déclaration de guerre préalable.
Présents à Port-Arthur (en chinois Liu-chouen) depuis un traité signé avec la Chine le 27 mars 1898, les Russes avaient fait de ce port le point d’appui de leur flotte d’Extrême-Orient.
Les Japonais coulent plusieurs de leurs navires dans la rade. Dans le même temps, 8.000 soldats japonais débarquent en Corée et marchent vers Séoul. C'est le début de la guerre russo-japonaise. Port-Arthur capitulera le 2 janvier 1905 et la guerre se concluera
à Portsmouth, le 5 septembre 1905, par la victoire du Japon.
8 février 1915
Naissance d'une Nation au cinéma
Le 8 février 1915, tandis que l'Europe se meurt dans la Grande Guerre, les Américains découvrent le film Naissance d'une Nation (The birth of a
Nation, 1915).
Ce fim de David Wark Griffith
raconte l'histoire de la guerre de Sécession, qui s'était terminée 50 ans plus tôt.
Il est fortement imprégné des préjugés racistes de l'époque et fait l'éloge du Ku Klux
Klan.
Naissance d'une Nation apparaît avant tout comme la première superproduction de l'Histoire.
Avec ce film, le cinéma sort du théâtre filmé ! Son exploitation se solde par un gigantesque gouffre financier mais il n'en marque pas moins l'accès des studios d'Hollywood, près de Los Angeles,
au premier rang de la production cinématographique mondiale.
Né en France vingt plus tôt, le cinéma va dès lors devenir l'une des industries les
plus représentatives du dynamisme américain.
8 février 1916
Avènement de Dada
Le 8 février 1916, dans un cabaret de Zurich, en réaction contre l'absurdité de la Grande Guerre, le poète Tristan Tzara et ses amis proclament l'avènement du
mouvement Dada. Ce mouvement artistique et littéraire est une ébauche du surréalisme de l'après-guerre.
8 février 1919
Première liaison aérienne commerciale
La première liaison aérienne régulière, pour le transport du courrier, est établie le 8 février 1919 par un bimoteur Farman F60 Goliath qui relie en 3 heures et demi Toussus-le-Noble, près de
Paris, à Kenley, près de Londres. Vitesse maximale de l'appareil : 150 km/h. C'est l'époque héroïque de l'aviation.
Veuve d'un riche seigneur italien, Jacqueline se mit
au service de Saint François d'Assise et dota l'ordre naissant des Franciscains d'un premier
couvent. Jacqueline assista le Poverello au moment de sa mort. Elle mourut elle-même le 8 février 1239.
Naissances
Agrippa d'Aubigné
8 février 1552 à Pons (Saintonge, France) - 9 mai 1630 à Genève
Le poète Théodore Agrippa d'Aubigné combattit au service de la cause huguenote et sa
petite-fille, Françoise d'Aubigné, devenue marquise de Maintenon, épousa Louis XIV en secondes noces.
Jules Verne
8 février 1828 à Nantes - 24 mars 1905 à Amiens
Jules Verne reçoit à 34 ans de l'éditeur Hetzel un contrat de 20 ans pour écrire des romans de science-fiction. Jusqu'à sa mort, il en écrira 80 qui lui vaudront succès et fortune. Ces romans
sont nourris de l'amour de la technique... mais aussi, parfois, des plus détestables préjugés de l'époque.
Ainsi, l'anodine nouvelle : Les Cinq Cents Millions de la bégum, parue en 1879, met en scène un conflit sans merci entre les villes imaginaires de France-Ville et
Stahlstadt. C'est un condensé de haine nationaliste (supériorité de la race latine sur la race germanique) et raciste (mépris absolu des coolies chinois et autres hommes de couleur).
Décès
Marie Stuart
8 décembre 1542 à Linlighgow (Écosse) - 8 février 1587 à Fotheringhay (Angleterre)
Fille de Jacques V Stuart (ou Stewart) et de Marie de Guise, Marie Stuart devient reine d'Écosse à l'âge de quelques jours seulement. Elle est fiancée à 6 ans au Dauphin de France et
élevée à la cour des Valois, où elle fait la joie de Ronsard et des autres poètes. Son mari monte sur le trône sous le nom de François II le 10 août 1559 mais il meurt quelques mois plus tard et
la jeune veuve doit s'en retourner dans le pays de son père...
Enceinte de son deuxième mari, lord Darnley, Marie fait assassiner celui-ci à Holyrood, après qu'il eut tenté de s'approprier le pouvoir. Elle se remarie avec l'instigateur du crime, le comte de
Bothwell. Obligée de fuir, elle cherche refuge auprès de sa cousine Elizabeth 1ère puis complote contre celle-ci, ne laissant à la reine d'Angleterre d'autre alternative que de la faire
décapiter. Le fils qu'elle aura eu de Darnley héritera finalement de la couronne d'Écosse sous le nom de Jacques VI et de celle d'Angleterre sous le nom de Jacques 1er.
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