Mercredi 11 novembre 2009

Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : Diaspora Zorange
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Mercredi 11 novembre 2009


Ingrédients pour 4 personnes 
200g de foie gras d’oie ou de canard en conserve, 6 petites pommes de terre Charlotte, 2 figues fraîches ou séchées, 1 cœur de céleri en branche avec ses feuilles, 1 petit oignon rouge, 1 cuillère à soupe de noisettes effilées, 2 cuil. à soupe d’huile de noisettes, vin blanc, sel et poivre.

- Rincer les pommes de terre. Les mettre dans une casserole. Les couvrir d’eau froide. Porter à ébullition, saler. Laisser cuire les pommes de terre 18 minutes environ, jusqu’à ce que la lame du couteau la transperce facilement. Pendant ce temps, rincer les figues et les couper en petits cubes.
- Laver, essorer le cœur de céleri, et les couper en fines rondelles. Faire griller les noisettes dans une poêle sèche. Couper le foie gras en très fines lamelles. Peller l’oignon et le détailler en très fines rondelles.
- Détacher les rondelles en anneau. Emulsionner, dans un bol, en fouettant vivement le vinaigre, les deux huiles, le sel et le poivre. Egoutter les pommes de terre. Les peler encore chaudes, et les couper dans un saladier. Ajouter les figues. Arroser de vin blanc et lorsqu’il est absorbé, ajouter le cœur de céleri et napper de vinaigrette. Mélanger. - Répartir la salade dans les assiettes plates. Les garnir de lamelles de foie gras et d’anneaux d’oignons. Parsemer de noisettes, et servir aussitôt. On peut aussi garnir cette salade de petits bouquets de mâche ou d’une chiffonnade de trévise.

Par Monique - Publié dans : Recette de cuisine - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009

 
4 personne(s)

- 20 cl de crème liquide
- 25 g de sucre
- 2 jaunes d'oeuf
- Fruits frais (ou que fruits rouge, c'est super bon !)


PREPARATION

Préchauufer le four à 200°C.
Battre le sucre et les jaunes. Rajouter la crème au mélange. Bien mélanger. Mettre dans un plat de 25 cm de diamètre et couvrir de fruits frais (en hiver, une boîte de fruits au sirop fera l'affaire !).
Enfourner environ 8 mn (selon votre four), jusqu'à ce que le dessus dore.
Laisser tiédir et déguster !

Par Monique - Publié dans : Recette de cuisine - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009
 
Ville associée à des personnalités de renom qui y ont vécu et qui sont toujours en vie d'ailleurs !



Fleurance (Florença en occitan gascon
située dans le
département du Gers et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Fleurantins.

Commune située dans l'
Armagnac, en Pays de Gaure, sur la route nationale 21 entre Lectoure et Auch. Elle est traversée par le Gers et les anciennes routes nationales (route nationale 653 et route nationale 654).
Personnalités liées à la commune

Jean-Claude Sensemat à Montréal - Novembre 2007

Jean-Claude Sensemat, homme d'affaires, né en 1951 à Fleurance dans le Gers.

Il crée et dirige de 1970 à 2000 un groupe d'outillage portant son nom qui devient au fil des années le premier employeur privé du Gers (+ de 500 collaborateurs en 1999 - 800 Millions de Francs de CA (1 220 M Euros) sources : (les Échos 1997, La Dépêche du Midi, 2000).

L’entreprise doit son évolution à la mondialisation des échanges. Dès 1975, des opérations d’import-export sont organisées avec l’Inde, la Chine de Mao, la Roumanie, l’Albanie et d’autres pays du bloc de l’Est, en utilisant parfois le troc et la compensation, le groupe d’outillage devient ainsi un fournisseur privilégié des grandes enseignes européennes d'hypermarchés.

Il acquiert alors par son groupe d’outillage de nombreuses friches industrielles du département (Usine Grundig, bâtiments de la Seita, etc…).

Acteur majeur de la vie économique départementale, il est Conseiller de la Banque de France du Gers durant 6 ans, Vice Président de l’Union Patronale du Gers en 1989, il fonde le comité Gers Unicef en 1988 et un journal local : "La Gascogne".

En 1990, il rachète la marque horlogère LIP, alors en difficulté, et la relance. Puis, il acquiert d’autres marques en 1992 (notamment Achille Zavatta, Teppaz, Luis Ocana)

En 2000 son groupe d’outillage, fortement convoité, connaît des difficultés entraînant la radiation à vie d’un administrateur judiciaire qui sera écroué. Le groupe Sensemat disparaît.

En 2002, il confie une licence internationale de la marque LIP à la société Gersoise MGH de Lectoure. La même année il est nommé Consul Honoraire de la République d'Albanie pour trente trois départements français. Il dirige ses affaires depuis sa compagnie basée à Toulouse.

En 2007, il immigre et est accueilli avec sa famille par le gouvernement Canadien en qualité de « Gens d’Affaires Investisseurs » c’est à Montréal qu’il ouvre Gestion Geneen Inc. Compagnie de gestion d’affaires et patrimoine.


Ses origines gersoises, ses succès et déboires professionnels sont l'occasion pour lui d'écrire quatre ouvrages

Bravo à

BAROUD

CHEVRETTE

MONIQUE & MICHEL

CHRISTINE 

 


Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : Diaspora Zorange
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Mercredi 11 novembre 2009



La pécheresse
 
Une femme à la confesse.
-Mon père, c'est épouvantable! Je m'accuse de me promener sans petite culotte pour exciter les hommes, mais je suis mariée!
-C'est un gros péché madame.
-Que dois-je faire pour me faire pardonner?
-Bien... Faites-moi trois ou quatre culbutes en sortant!


Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009

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Château-Monastère de Saint-Mont

Une demeure historique

Dès les origines un lieu de Culte

Le village de Saint Mont est situé sur un éperon rocheux dominant l'Adour. Saint Mont, "Sancto Monte" ou "Mont des Saints" ne fut connu sous ce nom que vers la fin du VI° siècle. Le nom ancien de ce lieu nous est inconnu. Mais sans doute fut-il un lieu druidique en raison de son emplacement et de son orientation.

Il fut ensuite occupé par les Romains. En effet, l'église actuelle et le Monastère immédiatement attenant se trouvent sur l'emplacement exact de l'ancien oppidum romain qui avait des murailles et des portes. Son assiette naturelle le rendait presque inaccessible et facilement défendable, surtout du côté de l'Adour qu'il domine presque à pic.

Le christianisme s'infiltre dans la région dès la fin du Vème siècle. L'église de Saint Mont, vouée à Saint Jean-Baptiste, fut construite entre 1100 et 1250.

Au début du XI°siècle, alors que la peste ravage la contrée, le seigneur Raymond de Saint Mont impressionné par un rêve menaçant, fait voeu de fonder sur ses terres une abbaye et de revêtir les habits de moine. Malgré l'opposition de sa mère et ses frères il réalise son projet grâce à l'appui du Comte d'Armagnac, Bernard II Tumapaler.

Vers 1050, une douzaine de moines occupent l'Abbaye de Saint Mont, sous l'autorité de l'Abbé Raymond de Saint Mont. Mais à sa mort, le nouveau prieur, un ancien archer, mène une vie dissolue avec les moines... buvant et troussant les paysannes !

C'est alors que pour ramener l'ordre le Comte d'Armagnac sollicite un rattachement à l'ordre de Cluny, qu'il obtient en 1055. Il impose les règles monastiques, très sévères de Saint Benoît. L'Abbaye devient Prieuré, dépendant de Cluny.

Après sa défaite contre Guy Geoffroy en 1065, Bernard Tumapaler se retire à Saint Mont dont il devient prieur de 1080 à 1085.

L'église de Saint Mont est vouée à Saint Jean-Baptiste. Elle sera aussi une étape importante sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle. Les pèlerins y trouvèrent logis et nourriture.

Mais il n'y a pas que les pèlerins qui font étape à Saint Mont. Aux environs du Monastère existait une "Sauveté", endroit sacré, planté de croix où tout individu pourchassé et même coupable peut trouver refuge et séjourner trois jours, nourri par les religieux.

Au fil des siècles

L'histoire des siècles suivants et mal connue. Le monastère était déjà dans un état précaire lorsqu'il fut dévasté par les troupes de Montgomery en 1569. Restauré avec difficulté il fut brûlé maintes fois.

On peut encore observer dans la cour carrée du Monastère, sur le flanc de l'église, les pierres rougies par les différents incendies.

Le Monastère devient Château

Au XVIII siècle (date de la bâtisse actuelle comme en témoignent les dates sur certains piliers 1764), le Château est à nouveau reconstruit sous une forme plus confortable.

Au premier étage, les vastes couloirs distribuant les chambres donnent sur la cour carrée. Les cellules sont agrandies et transformées en chambres plus ou moins confortables (pour accueillir notamment l'Evêque et sa suite).

Au rez-de-chaussée, l'actuelle cuisine garde une grande part de l'ancien réfectoire des moines avec notamment l'évier en pierre, et sa réserve d'eau...

Le Monastère devient Château, tout en gardant de nombreux passages vers l'église qui sont encore visibles. 1788 consacre la fin juridique du Monastère. A cette époque la population du Monastère est réduite à cinq religieux.

Après la révolution

En 1791, il est désaffecté par la Révolution qui y regroupe tous les religieux du Gers avant leur dispersion en 1793.

Le 10 février 1795 le Monastère et les terres attenantes sont mis en vente à Nogaro. Le tout est acquis par le Comte Jean-Jacques de Corneilhan pour la somme de 41.530 livres. Le Comte rend l'église au culte.

Le Monastère de Saint Mont, appelé plus communément "Le Château" sera habité par la famille de Corneilhan, jusqu'en 1967, date de la mort de la Baronne Fanny Del Péré de Cardailhac, fille du Comte Casimir de Corneilhan.

Dans le couloir du château se trouvent des photos de certains membres de cette famille propriétaire des lieux pendant deux siècles !

Notamment le Baron Hector et Madame, Le Colonel Gaston et Madame, ainsi que Melle Marguerite (Fanny). A la mort de cette dernière, le bâtiment totalement délabré, restera inoccupé pendant plus de 20 ans !

Les bâtiments seront cependant "inscrits aux Sites" c'est-à-dire "classé monument historique". Revendu par les neveux de la Baronne en 1995, le Château a été entièrement restauré au cours des 10 dernières années.

Dans le parc, sur la partie gauche surélevée, se trouve "l'allée aux moines" où les religieux allaient lire leur bréviaire tout en se promenant à l'ombre des chênes. On découvre, entre les arbres vénérables, l'Adour qui miroite en contrebas. Cette partie du parc est, elle aussi, classée.

Le vin du monastère

De nombreux témoignages attestent que les Bénédictins travaillaient la vigne et élevaient des vins qui étaient, ensuite transportés en barriques sur l'Adour en contrebas du Monastère.

Aujourd'hui, après un travail de localisation des parcelles de l'époque, les producteurs Plaimont ont recrée le vignoble du "Monastère de Saint Mont". Ces 7,5 hectares chargé d'histoire sont plantés de cépages locaux : tannât 70%, pinenc 20% et cabernet franc 10%.

1995 est le premier millésime issu des vignes nouvelle époque... Rouge très sombre. Nez épanoui de fruits noirs bien mûrs évoquant la cerise noire, la myrtille et la mûre. L'attaque en bouche est harmonieuse, la texture flatteuse. Les notes boisées dues au passage en fût, en font un vin de garde savoureux !


CLIC SURLE LIEN :
http://www.chateau-monastere-de-saint-mont.com/

(ne manquez pas de lire le mot du propiéraire !!! peut-être la connaissez-vous !!!)

Bravo à

THIERRY !!!!!!!! ***
Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009

VIELLA

De la Préhistoire à la fin du Moyen Age

 

Du fait d’un site favorable à l’implantation humaine et de la richesse du terroir, la présence humaine semble être très ancienne.

En effet, comme le signale la Revue archéologique du Gers en 1971, on a trouvé dès 1906 dans les quartiers de Bégour et de l’Estrem Debat des outils en quartzite et même un anneau datant de 25 000 ans avant Jésus Christ (époque acheuléenne) ! 

 

Sa situation au sommet d’une colline a fait de Viella à l’époque gallo-romaine un oppidum où la protection était plus facile. En effet, le site est très escarpé, l’entaille de l’éperon barré étant marquée par le lieudit La Barrade (le fossé). Un cercle de lieux de défense existe depuis cette époque tout autour de Viella : La Tapie (talus), Castéra, le village fortifié de Maumusson...

 

Pour autant, il faut bien dire que les sources manquent pour vraiment appréhender l’évolution des premiers peuplements. (Ce qui est certain, c’est que la conquête romaine amène le constat d’une région très agréable).

Au début du Ve siècle, Salvien, Moine de Lérins écrit que "chacun sait que l’Aquitaine et la Novempopulanie (pays des neufs peuples, c’est-à-dire la Gascogne ndlr) sont comme la moelle de presque toutes les Gaules et possèdent un terroir d’une merveilleuse fécondité... plein d’agrément, de charme et de plaisir. Tout le pays est chargé de vignes, orné de riantes prairies, parsemé de champs cultivés, planté d’arbres fruitiers, ombragé de bosquets, arrosé de sources, entrecoupé de cours d’eau, couvert de moissons ondoyantes".

Ce qui n’empêchait pas à la même époque Saint-Orens, évêque d’Auch, de dénoncer avec force les abus de vin. D’ailleurs, Childéric Le Saxon, condamné à mort, préféra d’ailleurs mourir d’ivresse chez son épouse à Auch.

 

A cette période de cocagne succéda les difficultés du Haut Moyen Age, caractérisée par une forte baisse de la population dans la région. L’époque était difficile, il fallait se protéger contre l’insécurité (et notamment les Normands) et les premières épidémies se répandent (peste du VIe siècle). 

Si Viella commence à se structurer dans le vallon de Bégourd au sud du centre actuel, un Castéra succéda à l’oppidum pour se protéger en cas de menace prés du lieu dit Solférino.

 

 

Signe de la Reconquête, la création du Monastère de St-Mont en 1045 accompagne l’essor du vignoble. De nombreux exploitants dépendent en effet du Monastère et lui doivent redevance. Une église existe notamment à Lasserre où les moines de St Mont perçoivent la dîme et assurent le service. La région est largement morcelée en fiefs féodaux.

 

Le village, de par sa situation géographique, va connaître les flux et les reflux de la Guerre de Cent Ans. Ainsi, le 30 juin 1295, Viella est "donné" au comte de Foix par le roi de France Philippe Le Bel en récompense des services rendus durant le long siège de St Sever à quelques kilomètres. 

C’est peu après que l’on commence à parler de la famille de Viella alors que le village est rattaché à la vicomté de Corneillan, intégré dans le Béarn.

La 1ere moitié du XIVe marque l’apogée démographique de la région et la priorité donnée aux céréales.

En 1348, la Peste Noire dévaste la Région et en 1355, le Prince Noir et ses troupes passe prés de Viella pour aller saccager Toulouse.

Dans la lutte opposant le comte de Foix-Béarn au comte d’Armagnac, Viella joue aussi un rôle puisqu’aprés la victoire de Gaston Phébus en 1362 à Launac, en 1367, les seigneurs de Viella furent placés sous la suzeraineté directe des Comtes d’Armagnac finalement vainqueurs. 

En 1418, Raymond de Viella participe à ce titre au serment du nouveau comte d’Armagnac, alors même qu’un an avant les Armagnacs (Bernard VII) ont été massacrés aprés leur échec à Azincourt.

Pour asseoir le lignage, en 1432, Catherine de Viella épouse Bernard de Béarn, fils bâtard de Jean 1er, comte de Foix. 

Les années suivantes sont difficiles. Les hivers 1442 et 1443 sont très rigoureux et la peste se développe. La demande des seigneurs de Viella d’intégrer la Cour du Béarn est rejetée en juillet 1443.

Pour couronner le tout, Odet, bâtard de Viella, accessoirement capitaine d’une compagnie de routiers, occupe la ville et ne la quitte que contre 2000 écus d’or !

Le fils de Catherine de Viella, Jean de Béarn, Sénéchal de Béarn, est décapité en 1488 pour avoir conspiré contre la Reine Catherine de Navarre...

 


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LE CHATEAU de VIELLA (en Pacherenc)
"Un viticulteur madiranais crée une visite ludique de son domaine Les visiteurs viennent certes acheter un produit de qualité mais ils sont également en quête de rêve. Voilà pourquoi Alain Bortolussi souhaite développer un pôle de découverte ludique du vignoble et des chais. Le château, acquis en 1952, sera donc restauré en utilisant les techniques du bâti ancien et un chai à barriques aménagé dans les caves voûtées. Un parcours pédestre « découverte du vignoble » empruntera, dès l’été 2004, les allées des vignes et sera jalonné par plusieurs réalisations sur les thèmes du vin et de l’environnement. Une table d’orientation (point de vue sur l’ensemble de l’appellation et la chaîne des Pyrénées), une fontaine avec jeux d’eau, un jardin de senteur, un kiosque, une cabane dans un arbre (lieu de jeux pour les enfants) et un plan d’eau trouveront place dans l’environnement du château."


Clic sur le lien :

http://viella.free.fr/spip.php?article1

BRAVO à :

CAPUCINE qui aime le bon vin !

CRICRIMARY



Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009
Événements

11 novembre 43 avant JC
Un triumvirat pour succéder à César

Le 11 novembre de l'an 43 avant JC (certaines sources donnent le 26 novembre), à Bologne, le monde romain passe pour la seconde fois sous la coupe d'un triumvirat, ou gouvernement à trois. Cet accord met provisoirement un terme aux rivalités consécutives à l'assassinat de César, l'année précédente.


Insuccès d'Antoine

Après la mort de César, ses meurtriers ont fui Rome et la colère du peuple. Dans un souci d'apaisement, le Sénat, à l'instigation de l'orateur Cicéron, décide dès le 17 mars de l'an 44 avant JC d'abolir la dictature pour toujours et de ne pas poursuivre les meurtriers.

Lors des funérailles de César, le 20 mars, Marc Antoine (40 ans) se présente à la foule en fidèle lieutenant du dictateur assassiné et soigne sa popularité. Les sénateurs craignent qu'il prenne la succession de César et n'empêche la restauration de l'autorité sénatoriale. Cicéron, toujours lui, convainc ses collègues sénateurs de monter un rival contre Marc Antoine afin de diviser le parti césarien.

Ce rival n'est autre que le jeune Octave (20 ans), petit-neveu de César par sa mère, tout juste de retour d'Apollonia d'Illyrie, sur les bords de l'Adriatique (aujourd'hui, Durrès), où il achevait ses études.

Octave fait valoir qu'un an avant sa mort, César l'a désigné comme son fils adoptif. Habile, il prend le nom de César Octavien et s'affirme comme l'héritier légitime du dictateur assassiné, au grand dam de Marc Antoine.

Il lève une armée privée de son propre chef et à ses frais («privato consilio et privata impensa»), avec le concours d'un ami très riche qui est aujourd'hui nom commun, Mécène. Il affecte au demeurant la docilité à l'égard des sénateurs pompéiens ou républicains tout en soignant sa popularité auprès du peuple grâce à la fortune laissée par César.

Le Sénat agence une coalition contre Marc Antoine. Curieuse coalition que celle-là. Elle réunit Octavien, fils adoptif de feu César, et les assassins de ce dernier, à savoir 1) Brutus, qui occupe la Macédoine, 2) Cassius, en train de s'emparer de la Syrie, 3) Sextus Pompée, fils du grand Pompée et amiral de la flotte.

Le 21 avril de l'an 43 avant JC, Marc Antoine est battu par les coalisés près de Modène. Il se retire en Gaule narbonnaise pour refaire ses forces.


Désarroi d'Octavien

Octavien, chef de la coalition, profite de son succès pour réclamer au Sénat le titre de consul mais l'assemblée, désireuse de restaurer son autorité mise à mal par les guerres civiles et la dictature de César, le lui refuse. Il est vrai que l'impétrant est trop jeune pour porter ce titre.

Octavien n'en a cure. Il lève huit légions. Puis il marche sur Rome et se fait élire consul par le peuple le 9 août de l'an 43 avant JC. Les sénateurs, rendus à plus de compréhension, lui concèdent alors des pouvoirs extraordinaires dont celui de pourchasser ses ennemis. Là-dessus arrive Marc Antoine avec l'armée qu'il a constituée en Gaule avec le concours de Marc Lépide, ancien maître de cavalerie de César.

Pour Octavien, la situation militaire devient critique du fait qu'il doit faire face en Occident à son rival Marc Antoine, et en Orient aux chefs républicains Brutus et Cassius, meurtriers de César. On s'attend à une reprise des terribles guerres civiles mais ce ne sera pas pour tout de suite...


Compromis à trois

À Bologne, Octavien convainc Marc Antoine et Lépide de mettre un bémol à leurs sanglantes querelles. C'est ainsi que Marc Antoine (40 ans), Octavien (20 ans) et le maître de cavalerie Marc Lépide (30 ans) décident de se partager le pouvoir selon la formule du triumvirat qui avait brièvement réuni quinze ans plus tôt César, Pompée et Crassus.

Gagnant Rome avec leurs armées, ils se donnent le titre officiel de tres viri rei publicae constituendae et se partagent les possessions romaines.

Les triumvirs prennent soin de faire ratifier leur accord par le peuple de Rome et se donnent cinq ans de pouvoir absolu pour ramener l'ordre ! Comme au temps de Sylla, ils proscrivent sans attendre le parti républicain accusé d'avoir comploté contre César. Des listes sont dressées, avec des récompenses promises à quiconque apporterait la tête des proscrits... et la peine de mort à quiconque les protègerait. 130 sénateurs dont l'orateur Cicéron, qui a eu le tort de s'opposer à Marc Antoine, trouvent ainsi la mort.

Là-dessus, Marc Antoine et Octavien poursuivent les meurtriers de César et débarquent avec leurs hommes en Illyrie.


11 novembre 397 
Saint Martin est inhumé à Tours


Saint Martin est inhumé à Tours en grande pompe le 11 novembre 397.

Né vers 316 à Sabaria, en Pannonie (aujourd'hui Szombathely, en Hongrie), l'évangélisateur des Gaules s'est acquis une stature exceptionnelle au terme d'une vie agitée, tissée de grands voyages à travers toute l'Europe.

Sa longue existence se déroule entre les règnes de Constantin et de Théodose. Sous le règne du premier prennent fin les persécutions contre les chrétiens. Les empereurs eux-mêmes deviennent chrétiens mais la nouvelle religion est encore très minoritaire dans l'empire romain et confinée aux villes. Sous le règne du second, le christianisme devient la seule religion autorisée dans l'empire et c'est au tour des païens de subir les persécutions.

Sur les pas de Saint Martin

À l'approche de son 1700e anniversaire (2016), Saint Martin retrouve une nouvelle jeunesse. Autour de Tours sont réouverts les anciens chemins qu'il a empruntés, vers l'ouest, comme vers la Germanie, l'Italie ou les régions danubiennes. Ils permettent de redécouvrir un patrimoine architectural, artistique et spirituel commun à toute l'Europe.

Pour le Conseil de l'Europe, cette renaissance de Saint Martin, le centurion qui offrit la moitié de son manteau à un mendiant, est aussi l'occasion de magnifier le partage, une valeur universelle qui transcende les religions...

en savoir plus

L'évangélisateur des campagnes

Fils d'un tribun romain originaire du bassin du Danube, Martin est enrôlé malgré lui dans la légion à 15 ans sans se départir d'une attirance pour le christianisme et la vie religieuse.

Un jour d'hiver, alors qu'il est en garnison à Amiens, Martin est ému par la rencontre d'un mendiant transi de froid et lui donne la moitié de son manteau (le manteau étant payé pour moitié par l'armée, Martin considère qu'il n'a pas le droit de donner cette moitié qui appartient à l'État). La nuit suivante, le Christ lui apparaît en songe, revêtu du manteau. Troublé, Martin ne tarde pas à se convertir.

En 356, à Worms (Germanie), il peut enfin se libérer de ses obligations militaires et se rend alors à Tours, auprès du très renommé évêque Saint Hilaire. Pendant un exil forcé de celui-ci en Orient, Martin se rend en Pannonie en vue de convertir ses parents. Sa mère seule consent à recevoir le baptême.

Sur le chemin du retour, Martin évangélise les campagnes d'Illyrie. Puis il s'établit comme ermite à Ligugé, au sud de Tours, où il fonde le premier monastère d'Occident. C'est le début de la renommée. Après la mort de Saint Hilaire, les Tourangeaux l'élisent contre son gré évêque de leur ville. L'élection se déroule le 4 juillet 371.

Malgré ses nouvelles obligations, Saint Martin reste fidèle à l'idéal monastique. Il fonde le monastère de Marmoutier, aux portes de Tours, sur les bords de la Loire. De là partiront de nombreux missionnaires. L'évêque lui-même continue de sillonner les campagnes gauloises et occidentales. Partout où il passe, il détruit les oratoires païens, fondent à leur place des églises, les confient à un prêtre et regroupent autour de lui les habitants des environs, non sans les avoir au préalable baptisés ! Ainsi naissent les nouvelles paroisses, à l'origine du tissu rural médiéval.

 

Saint patron de la France

Très âgé, Martin s'éteint le 8 novembre 397 à Candes, au confluent de la Loire et de la Vienne, en aval de Tours, où il s'était rendu pour ramener la paix entre les moines du lieu. La chronique lui prête cette ultime prière : «Si je suis encore nécessaire à Votre peuple, Seigneur, je ne refuse pas le travail. Cependant, que Votre volonté soit faite». En signe d'humilité, il se couche sur un lit de cendres et c'est là-dessus qu'il meurt.

Une délégation de Tours se rend à Candes en gabarre (le bateau traditionnel à fond plat de la Loire) afin de ramener le saint dans sa bonne ville. On raconte que les Tourangeaux auraient volé le corps en le passant par une fenêtre ! Cette anecdote est figurée sur un vitrail de l'église locale.


L'été
de la Saint-Martin

Une pieuse légende raconte que, le long de la Loire, au passage de la dépouille du saint, de Candes à Tours, les buissons se mirent à refleurir ! Ce miracle serait à l'origine de l'été de la Saint-Martin, un redoux en fait occasionné par des vents du sud-ouest.

Fiers de leur bon coup, les Tourangeaux inhument leur saint évêque dans le cimetière chrétien de leur ville. Un siècle plus tard, une basilique est édifié sur l'emplacement du tombeau. Clovis vient s'y recueillir avant sa conversion et fait de Martin le saint patron de la monarchie franque.

Le tombeau, lieu de pèlerinage couru de tout le pays, va faire la fortune de ses habitants... et attiser la convoitise des pillards (c'est ainsi qu'une troupe de musulmans venus d'Espagne tentera en 732 une razzia sur la ville mais sera arrêtée entre Poitiers et Tours par les Francs de Charles Martel).

Jusqu'aux alentours de l'An Mil, ce sera le troisième pèlerinage d'Occident en concurrence avec Rome et Jérusalem, avant d'être détrôné par Saint-Jacques de Compostelle.


Chape
et chapelle

La ville de Tours abrite la moitié de manteau qui a fait la célébrité de Saint Martin. Ce manteau ou chape (en latin, capa) a été conservé précieusement dans un sanctuaire qui a pris en conséquence le nom de capella. De ce mot, on a fait le mot chapelle qui désigne une petite église ou une pièce attenant à une nef d'église et contenant elle-même un autel.


U
n souvenir toujours présent

Saint Martin a fortement contribué à la diffusion du christianisme en Gaule. En témoignage de son influence, 485 lieux (villes ou villages) portent son nom en France ainsi que 3675 lieux de culte ! Son patronyme est aussi le plus répandu dans le pays.

La fête de la Saint Martin, célébrée le 11 novembre, est demeurée très populaire jusqu'à la Révolution, en France mais aussi dans le reste de la chrétienté occidentale ! La Saint Martin était aussi l'occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, c'est-à-dire de la période précédant Noël (ledit jeûne est tombé en désuétude, l'Église n'ayant conservé que le jeûne du Carême, avant Pâques). On savourait alors une oie grasse de sorte que l'expression : «faire la Saint-Martin» est devenue synonyme de bonne chère. On buvait aussi, sans trop de retenue, le «vin de la Saint-Martin», un vin de vendange tardive.

Notons encore que c'est en référence à Saint Martin qu'en novembre 1918, à l'instigation du général Foch, les négociateurs français auraient choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice (de préférence au 9 ou 10 novembre).


11 novembre 1215 
Ouverture du concile Latran IV

Quand, le 11 novembre 1215, le pape Innocent III ouvre le quatrième concile du Latran, il peut se flatter d'avoir hissé la papauté à un niveau de prestige qu'elle n'avait encore jamais atteint.

De nouvelles structures pour l'Église

Le concile Latran IV marque l'apogée de la chrétienté médiévale et de la papauté après l'effort de renouveau inauguré,150 ans plus tôt, par Grégoire VII . Environ 800 abbés et 400 évêques se réunissent dans la basilique romaine dont les papes du Moyen Âge ont fait leur principale résidence.

Pendant les trois semaines que dure le concile, du 11 au 30 novembre 1215, de nombreuses décisions sont prises qui renforcent l'emprise du Saint-Siège sur la chrétienté occidentale.

Le concile réglemente en premier lieu la confession. Il établit l'obligation de se confesser et de communier au moins une fois l'an, à Pâques. Il instaure la confession auriculaire (à l'oreille du prêtre) en remplacement de la confession publique, rare et réservée aux actes graves et connus de tous. La religion catholique confirme ainsi son emprise sur les populations d'Europe occidentale.

Avec le concile Latran IV apparaît un nouveau personnage, le curé. Celui-ci est un prêtre affecté à un territoire, la paroisse, avec la charge d'en soigner les âmes. D'où son nom, dérivé du latin «cura animarum» (soin des âmes).

Relativement instruit, célibataire, généralement chaste et consciencieux, attaché à son village, le curé devient très vite un pilier de la société médiévale... et les travers de certains d'entre eux ne tarderont pas à alimenter un anticléricalisme tantôt ironique, tantôt violent.


Révolution
féministe

Parmi les innovations majeures du concile Latran IV de 1215 figure la publication des bans à l'occasion des mariages. Il n'est désormais plus possible de convoler dans la clandestinité. Cette mesure est destinée à lutter contre les unions consanguines, entre cousins et parents proches, que l'Église et le corps social tiennent en horreur, ces unions débouchant sur une dégénérescence génétique et, dans le meilleur des cas, sur un repli communautaire.

Les évêques conciliaires accomplissent un acte révolutionnaire en n'autorisant que les mariages pour lesquels les deux conjoints, l'homme et la femme, auront publiquement exprimé leur consentement.

Ainsi, pour la première fois dans l'Histoire de l'humanité, la société accorde aux femmes le droit de disposer d'elles-mêmes. Les femmes ne sont plus des mineures, comme sous l'Antiquité, ou des marchandises que le père cède contre une dot, ainsi qu'il en va encore dans maintes sociétés.

Bien entendu, il faudra beaucoup de temps avant que les femmes puissent pleinement choisir et accepter leur conjoint. Elles seront longtemps encore soumises à la pression de leur entourage mais, avec l'appui de l'Église, leur liberté progressera régulièrement.

L'Église médiévale, assidue à limiter la brutalité des guerriers, a aussi à coeur de freiner la brutalité des maris. C'est ainsi qu'elle réglemente à tour de bras les pratiques sexuelles et condamne tout ce qui pourrait ressembler à un viol conjugal.

L'époque du concile coïncide aussi avec la construction des plus belles cathédrales gothiques. Les sculpteurs et les peintres commencent à exalter la beauté du corps féminin, qui revêt au choix l'apparence de la vierge Marie ou d'Eve, la première femme.

Dans les églises se répand le culte de Marie tandis que dans les cours seigneuriales ou royales, les troubadours et les poètes chantent l'amour érotique.

Les femmes de haut lignage prennent part à l'art poétique et participent à l'exercice du pouvoir, à l'égal de leur mari ou en remplacement de celui-ci. Les exemples les plus connus sont ceux d'Aliénor d'Aquitaine et de son arrière-petite-fille Blanche de Castille, mère de Saint Louis et régente du royaume de France.

La Renaissance et le retour en vogue du droit romain entraîneront une certaine régression du statut social de la femme. Cette régression prendra tout son effet avec les «Lumières» du XVIIIe siècle et la Révolution française, qui renverront les femmes bourgeoises à leurs fourneaux et à leurs devoirs d'éducatrices. Le Code civil napoléonien entérinera cette régression, mais sans pouvoir revenir sur le consentement des femmes au choix de leur mari.

Le concile Latran IV ne s'en tient pas, hélas, au droit du mariage et au statut de la femme. Il impose aussi aux juifs et aux musulmans le port d'un insigne distinctif. Il condamne enfin les doctrines vaudoise et cathare qui sanctifient la pauvreté et le renoncement aux valeurs matérielles.

Ces valeurs évangéliques retrouveront toutefois leur place dans l'Église officielle grâce aux Ordres mendiants de saint François d'Assise et de saint Dominique de Guzman qui s'épanouissent à l'époque même du concile.

 

11 novembre 1417 
La papauté refait son unité à Constance

Le 11 novembre 1417, à Constance, un concile met fin au Grand Schisme d'Occident.


La papauté en exil

La crise de la chrétienté médiévale avait débuté avec l'installation du pape Clément V à Avignon en 1309. Il ne devait s'agir que d'un exil provisoire motivé par les troubles civils qui endeuillaient Rome. Mais le pape, un Français du Midi, s'installe durablement dans sa nouvelle résidence, avec les encouragements du puissant roi de France.

Humiliée par Philippe le Bel quelques années plus tôt, la papauté, il est vrai, n'a plus les moyens de défier les souverains comme autrefois, du temps du combat contre l'empereur allemand pour imposer le règne de Dieu sur terre.

Avignon connaît ses plus grands fastes sous le pontificat de Clément VI (1342-1352), un moine de la Chaise-Dieu. Dans le même temps débute la guerre de Cent Ans et survient la Grande Peste. Autant de malheurs que les contemporains ne se font pas faute de présenter comme une punition divine à l'égard du Saint-Siège. En 1367, Urbain V, ancien abbé de Saint-Victor, à Marseille, se décide à revenir à Rome mais son administration reste à Avignon.

C'est seulement en 1377 que son successeur, Grégoire XI, met un terme définitif à la «captivité de Babylone», sur les recommandations pressantes d'une jeune dominicaine mystique, sainte Catherine de Sienne


Le Grand Schisme d'Occident

Grégoire XI meurt le 27 mars 1378, peu après son pénible voyage de retour à Rome.

Seize cardinaux s'enferment en avril 1378 pour élire le nouveau titulaire de la chaire de Saint Pierre. Le conclave ne tarde pas à se diviser en trois clans : les Français du nord, ceux du Midi et les Italiens. C'est finalement la populace de Rome qui a le dernier mot. Elle enfonce les portes du conclave et sa colère n'est désarmée que par l'élection à la quasi-unanimité (15 voix sur 16) d'un Italien de 60 ans qui devient pape sous le nom d'Urbain VI. Excessif, sinon déséquilibré, il soulève immédiatement contre lui la plupart des cardinaux.

Le roi de France Charles V conteste les conditions de l'élection et treize cardinaux, essentiellement français, se réunissent à Anagni, au sud de Rome, pour élire un nouveau pape, Robert de Genève, qui prend le nom de Clément VII et s'en retourne derechef à Avignon.

L'Europe se divise entre «urbanistes» et «clémentistes». C'est le début du «Grand Schisme» qui va voir se déchirer la chrétienté d'Occident pendant quatre longues décennies.


Des chrétiens troublés

Les divisions au sein du Saint-Siège ne vont cesser de s'aggraver dans les années suivantes au grand scandale du peuple chrétien.

La papauté en lambeaux doit faire face au renouveau des hérésies et à la contestation d'illustres théologiens. L'Anglais John Wyclif et le Tchèque Jan Hus appellent à une réforme de l'Église et à un retour aux commandements de l'Évangile.

Mais la France, principale puissance de l'époque, est ravagée par la querelle des Armagnacs et des Bourguignons, et impuissante à agir. Il faut attendre 1415 pour que l'empereur allemand Sigismond, excédé, impose enfin la réunion d'un concile sur les bords du lac de Constance. Pas moins de 70.000 personnes se déplacent pour l'occasion.

À Constance, le collège des cardinaux révoque les trois papes du moment et en élit un et un seul. Celui-ci, Oddone Colonna, appartient à la noblesse romaine. Comme il n'est pas encore prêtre, on répare cet oubli en lui conférant hâtivement le sacrement de l'ordination. Prenant le nom de Martin V, le nouveau pape s'établit définitivement à Rome.


Échec de la réforme

L'élection de Martin V en 1417 met quasiment fin au Grand Schisme. Un nouveau concile se réunit à Bâle le 3 mars 1431, à l'initiative du nouveau pape en vue de réformer l'Église, voire de réunir les Églises d'Orient et d'Occident, les orthodoxes et les catholiques. Mais le successeur de Martin V, le pape Eugène IV, peu soucieux de réformes, dissout prématurément le concile. Les pères conciliaires s'insurgent et se transportent à Constance, où ils élisent à la papauté le duc Amédée VIII de Savoie.

Le dernier des anti-papes prend le nom de Félix V. La chrétienté voit resurgir le spectre du schisme. Heureusement, celui-ci ne durera pas. C'en est fini des papes et des anti-papes qui se sont entredéchirés pendant un demi-siècle, de Rome à Avignon. Il n'empêche que le mal a été fait. La révolution religieuse en germe dans l'Empire allemand triomphera un siècle plus tard avec Martin Luther.

En attendant, en publiant le 7 juillet 1438 la «Pragmatique Sanction» de Bourges qui lui permet de choisir lui-même les évêques français et de contrôler leurs activités, le roi de France Charles VII profite de la faiblesse du Saint-Siège pour donner corps au «gallicanisme» : au pape ce qui relève de la foi ; au clergé français et à son souverain ce qui relève de l'administration de l'Église française.....!


11 novembre 1831
Nat Turner est pendu en Virginie

Le 11 novembre 1831, à Southampton, en Virginie, Nat Turner est pendu après jugement pour avoir entraîné dans la révolte une centaine d'esclaves comme lui et assassiné en 24 heures une soixantaine de blancs. Ainsi finit la principale révolte d'esclaves qu'aient connue les États-Uniss.


Un armistice met fin à la Grande Guerre
Le 11 novembre 1918, un armistice met fin à la Grande Guerre, première guerre totale, qui a meurtri l'Europe comme aucune autre. On veut croire qu'elle restera la dernière de l'Histoire, la «der des der».

Sa
commémoration, tous les 11 novembre, demeure l'un des temps forts de la vie civique en France et dans les principaux pays belligérants, soit que l'on se recueille devant l'un des nombreux monuments aux morts ou la tombe du Soldat inconnu, soit que l'on arbore un coquelicot comme au Canada ou en Angleterre...

11 novembre 1942 
Occupation de la zone «libre»

Le 11 novembre 1942, Hitler déclenche l'opération «Attila». En réponse au débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, l'armée allemande franchit la ligne de démarcation qui sépare la France occupée de la France dite «libre» depuis l'armistice de 1940. À Toulon, sur ordre de l'amiral Jean de Laborde, la flotte française se saborde pour échapper aux Allemands sans pour autant tomber entre les mains des Anglais ! À Vichy, le gouvernement du maréchal Pétain et de Pierre Laval est placé sous le contrôle direct de l'occupant. Il perd la fiction de son indépendance.


C'est sa fête 
Martin

Saint MartinAncien centurion romain originaire des bords du Danube, Martin évangélise la France. Populaire évêque de Tours, il est inhumé dans sa bonne ville le 11 novembre 397...

voir l'article complet

La fête de la Saint Martin est demeurée très populaire jusqu'à la Révolution, en France mais aussi dans le reste de la chrétienté occidentale. C'est ainsi que le 11 novembre, l'on dansait et chantait nuit et jour ! La Saint Martin était aussi l'occasion de faire bombance avant le jeûne de l'Avent, c'est-à-dire de la période précédant Noël (ledit jeûne est tombé en désuétude, l'Église n'ayant conservé que le jeûne du Carême, avant Pâques). On savourait alors une oie grasse de sorte que l'expression : «faire la Saint-Martin» est devenue synonyme de bonne chère. On buvait aussi, sans trop de retenue, le «vin de la Saint-Martin», un vin de vendange tardive.

Notons encore que c'est en référence à Saint Martin qu'en novembre 1918, à l'instigation du général Foch, les négociateurs français auraient choisi de fixer au 11 novembre la date de l'armistice (de préférence au 9 ou 10 novembre).

NB : touchée par des vents du sud-ouest, la France bénéficie souvent d'un redoux aux alentours de la Saint Martin. On parle à cette occasion de l'été de la Saint-Martin. De l'autre côté de l'Atlantique, des phénomènes météorologiques différents occasionnent aussi un bref redoux à l'automne. C'est l'été indien. Au Québec, ce phénomène survient aux alentours de la fête de l'Action de grâces (second lundi d'octobre).
 

Naissances
Louis-Antoine Bougainville
11 novembre 1729 à Paris - 31 août 1811 à Paris

 

Louis Antoine de Bougainville a exploré Tahiti, donné son nom à une fleur et diffusé le mythe du bon sauvage...

 


Jules Guesde
11 novembre 1845 à Paris - 28 juillet 1922 à Saint-Mandé

 

Journaliste sous le Second Empire, Jules Guesde manifeste des sympathies pour la Commune. Exilé quelque temps, il découvre les théories de Karl Marx et les introduit en France. En 1879, il fonde le parti ouvrier français, qui se veut marxiste, révolutionnaire et collectiviste. Il est élu plus tard député à Roubaix et Lille. À partir de 1905, au sein du mouvement socialiste, le courant marxiste orthodoxe de Jules Guesde entre en conflit avec le courant humaniste de Jean Jaurès. Après l'assassinat de ce dernier, en 1914, Jules Guesde se rallie à l'Union sacrée contre l'Allemagne.

Dans Le Cri du Peuple du 10 février 1886, le socialiste révolutionnaire Jules Guesde publie un article intitulé «Meurent les ouvriers français». On peut y lire cette profession de foi : «Ils sont 800.000 ouvriers étrangers qui, travaillant à tout prix, font outrageusement baisser les salaires, quand ils ne les suppriment pas complètement pour nos ouvriers expulsés des usines».

 


Décès
Anne de Montmorency
15 mars 1493 à Chantilly - 11 novembre 1567 à Paris

 

Anne 1er de Montmorency descend d'une fière famille qui se qualifie de «premiers barons chrétiens de France» !

Il s'illustre dans les guerres d'Italie et, comblé de gloire et d'honneur, va poursuivre sa carrière militaire jusqu'aux prémices des guerres de religion, un demi-siècle plus tard. Il se fera tuer à 74 ans en combattant les protestants de Louis de Condé !...

 

Par Monique - Publié dans : Histoire - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mercredi 11 novembre 2009

Le dicton

L'homme a créé des interdits pour pouvoir les transgresser, car le plaisir naît de la transgression.
La maxime
Qui vit sans folie, n'est pas si sage qu'on croit.
François, duc de LA ROCHEFOUCAULD
Le proverbe
Qui n'avance pas recule. (PROVERBE LATIN)
Par Monique - Publié dans : La Vie simplement ! - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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Mardi 10 novembre 2009


Ingrédients pour 4 personnes :
 1 pintade fermière du Gers, 100 g de beurre, 100g de gelée de groseille, sel, poivre, 1/2 foie frais (250g), 50g de beurre et 50g de farine (manier), 1dl d’armagnac.

- Couper la pintade en quatre : la déposer dans une sauteuse. La beurrer et assaisonner avec le sel et le poivre. Faire cuire à l’étouffée sur petit feu 3/4 d’heure environ.
- Après la cuisson, dresser la pintade sur un plat. Dans la sauteuse, mettre deux cuillères de gelée de groseille. Laisser à peine caraméliser ; déglacer à l’armagnac et flamber.
- Ajouter deux verres de fond de veau, laisser réduire, assaisonner et lier la sauce avec le beurre à manier.
- Napper le plat de cette sauce.
- Avec le foie, préparer des canapés, passer au four et dresser autour de la pintade.

Par Monique - Publié dans : Recette de cuisine - Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE
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LA CITATION DU JOUR


 «Il est plus difficile de bien faire l'amour que de bien faire la guerre.»
Anne, dite Ninon de LENCLOS

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  Il n'y a pas de différence entre un idiot et un savant lorsqu'ils tombent amoureux.

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