15 octobre 1805
Batailles de Michelsberg et Ulm
Le 15 octobre 1805, les armées de Napoléon 1er prennent d'assaut le village bavarois de Michelsberg.
Le village domine la ville d'Ulm, où sont retranchés les 40.000 soldats autrichiens du général Mack. Sa chute entraîne la capitulation de l'armée autrichienne à Ulm cinq jours plus tard.
Ulm est une victoire typique du génie napoléonien, toute en manoeuvres et en marches rapides, avec un minimum de pertes. Le soldat français «vainc avec ses jambes» !
Quelques mois plus tôt, contraint de faire face à une troisième coalition européenne contre la France, l'empereur Napoléon 1er avait concentré ses efforts sur son plus coriace ennemi, l'Angleterre, âme de la coalition.
C'est ainsi qu'il avait rassemblé ses troupes à Boulogne-sur-mer en vue d'un débarquement en Angleterre même. Mais la flotte française, bloquée à Cadix, au sud de l'Espagne, par la flotte anglaise, n'était pas à même de protéger la traversée de la Manche.
En août 1805, l'Empereur renonce donc à son projet de débarquement et se retourne contre les coalisés continentaux, l'Autriche et la Russie.
Son armée dite «des Côtes-de-l'Océan» quitte le camp de Boulogne et, à marches forcées, se dirige vers la Bavière.
Les 200.000 hommes ont été répartis par Napoléon 1er entre sept corps d'armée, sous le commandement d'Augereau, Bernadotte, Lannes, Ney, Davout, Soult et Marmont. La réserve de cavalerie est confiée au fougeux Murat et la Garde impériale placée sous le commandement de Bessières.
Le 29 août 1805, ce déploiement de troupes est pour la première fois qualifié de «Grande Armée». L'expression fera fortune jusqu'à la chute de l'Empire, à Waterloo. Sous son étiquette auront été au total incorporés 2.015.000 Français et 645.000 étrangers.
Les Autrichiens de Mack et de l'archiduc Ferdinand sont entrés sans attendre à Munich et se proposent d'attaquer les Français sur la Forêt Noire, non loin du Rhin.
Mais Napoléon 1er contourne les ennemis par d'habiles manoeuvres de diversion. C'est ainsi qu'il arrive au niveau d'Ulm, non loin des sources du Danube, au nord de Munich.
Il coupe aux Autrichiens la route de Vienne, leur capitale. Les ayant entraînés sur le terrain de son choix, il les oblige à l'attaque... et les bat.
Le lendemain de la capitulation d'Ulm, la flotte française est anéantie par l'amiral Nelson à Trafalgar. Quelques semaines plus tard, après être entré à Vienne en vainqueur, Napoléon 1er vainc les Austro-Russes à Austerlitz...Victoire et défaite se rejoignent.
La troisième coalition est liquidée en quelques mois. Elle se clôt par la paix de Presbourg avec l'Autriche.
Le 15 octobre 1880, la cathédrale de Cologne, «mère de toutes les cathédrales allemandes», est enfin achevée, plus de six siècles après le début des travaux ! L'évêque Conrad en avait posé la première pierre en 1248, tandis qu'en France, le roi Louis IX inaugurait la Sainte Chapelle. La construction se traîne jusqu'en 1560, date à laquelle elle est interrompue pour des raisons financières qui dissimulent l'épuisement de l'élan religieux médiéval. Le culte est suspendu en 1794. En 1841, un courant d'opinion romantique et sensible au renouveau du pangermanisme se mobilise en faveur de la cathédrale. Une société est créée en vue de son achèvement. La construction en style gothique tardif prend fin avec l'achèvement de la tour sud, haute de 157,38 mètres, qui fait de la cathédrale le bâtiment le plus haut du monde jusqu'à l'inauguration de la Tour Eiffel, en 1889.
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