Mardi 10 novembre 2009 2 10 /11 /2009 08:33
Événements

10 novembre 1444 :
 Défaite des croisés hongrois à Varna

Le 10 novembre 1444, après une première victoire sur les envahisseurs ottomans, une armée de croisés hongrois est battue à Varna, sur les bords de la mer Noire. Le roi de Hongrie Ladislas III meurt dans la bataille. Pour le sultan Mourad II, plus rien (sauf la mort) ne s'oppose désormais à la conquête de Constantinople.

10 novembre 1555 
Le rêve avorté d'une France antarctique

Le 10 novembre 1555, l'amiral français Nicolas Durant de Villegagnon (ou Villegaignon) relâche dans la baie de Guanabara, au Brésil. Il amène avec lui 600 colons.

Villegagnon s'est battu en Méditerranée contre les Barbaresques et les Turcs. Chevalier de Malte, il est fait vice-amiral de Bretagne et se convertit au protestantisme.

À 45 ans, il reçoit de l'amiral Gaspard de Coligny, qui a des sympathies pour la cause protestante, la mission de créer une colonie en Amérique du sud. Le roi de France Henri II met une flotte de trois navires à sa disposition.

Utopie tropicale

L'amiral construit dans la magnifique baie de Guanabara des établissements baptisés Fort-Coligny et Henryville. Il projette d'en faire la capitale d'une «France antarctique».

À la différence des Portugais qui occupent d'autres parties de la côte, Villegagnon fait tout son possible pour établir des relations fraternelles avec les Indiens dans une communauté binationale.

En liaison épistolière avec le réformateur protestant Jean Calvin, il obtient de celui-ci qu'il lui envoie un navire supplémentaire de colons.

Mais bientôt, l'amiral revient à la foi catholique ete il ne tarde pas à se disputer avec les nouveaux-venus, d'un sectarisme calviniste à toute épreuve. Il en vient à les faire périr et s'en justifie dans une lettre à Calvin.

Après ce drame, Villegaignon ne tarde pas à rentrer en France. C'en est fini de l'utopie tropicale... Les Portugais, qui ont fondé dans la même baie la future capitale du Brésil colonial, Rio de Janeiro, détruisent le 20 janvier 1567 ce qui reste des établissements français.

Bien oubliée en France, l'aventure de Villegagnon a néanmoins inspiré un roman à Jean-Christophe Ruffin, Rouge Brésil (Gallimard, Prix Goncourt 2001).

Miraculeux tabac

L'expédition de Villegagnon a laissé des traces durables dans l'Histoire des moeurs. L'un de ses membres, le moine André Thévet, est en effet rentré au pays avec, dans ses bagages, une herbe inconnue aux vertus euphorisantes. Il la nomme «Herbe angoumoisine» en l'honneur de sa ville natale, Angoulême, mais c'est sous son nom indien qu'elle va accéder à la notoriété : le tabac  !

Quelques années plus tard, l'aventureux moine a l'amertume de voir un quidam, Jean Nicot, lui ravir le mérite de la découverte. Envoyé par le roi François II en ambassade à Lisbonne, Jean Nicot fait parvenir à la cour un baril de poudre de tabac à priser. La reine-mère Catherine de Médicis et quelques autres dames de la cour s'en servent pour soigner leurs migraines. Du coup, l'herbe se voit attribuer des vertus médicinales et reçoit l'appellation savante de Nicotiana tabacum en l'honneur de son promoteur, cependant que son principe actif est appelé nicotine...

Pauvre Thévet, injustement oublié ! Notons que Jean Nicot, qui était par ailleurs un érudit lexicographe, s'est fait surtout connaître de son temps par la publication du Thrésor de la Langue françoyse, tant ancienne que moderne (1573).

10 novembre 1630 
Richelieu et la «Journée des Dupes»

Le 10 novembre 1630, en présence de Louis XIII, le cardinal de Richelieu se confronte à la reine mère Marie de Médicis qui est devenue son adversaire le plus déterminé. Il l'emporte le lendemain, au terme d'une «Journée des Dupes», et peut dès lors mettre toute son intelligence au service de la monarchie.

Un cardinal à poigne

À la tête du Conseil du roi, ou Conseil d'En Haut, depuis 1624, Armand Jean du Plessis, cardinal et duc de Richelieu, a mis au pas la noblesse, prompte aux duels et aux révoltes. Il a aussi combattu avec efficacité les protestants de l'intérieur et leurs alliés anglais. Après le siège de La Rochelle et l'Édit d'Alès, il ne reste plus grand-chose de l'ancienne grandeur des protestants français.

Richelieu voudrait maintenant garantir la tranquillité de la France sur ses frontières. Il se dispose à combattre la maison catholique des Habsbourg qui, d'un côté, gouverne l'Espagne et, de l'autre, les États autrichiens.

Dans cette optique, il est prêt à s'allier aux protestants allemands en guerre contre l'empereur Habsbourg. Il couche ce projet politique sur le papier et le transmet au roi.

C'est plus que n'en peut supporter le parti dévot de la Cour. Celui-ci est regroupé autour de la reine-mère Marie de Médicis et de Gaston d'Orléans, frère cadet du roi et fils préféré de Marie de Médicis,... au demeurant une tête brûlée sans trop de courage. La reine elle-même, Anne d'Autriche, sensible aux attraits de son beau-frère, est proche de ce parti.

Le 10 novembre, en son palais du Luxembourg (l'actuel siège du Sénat), la reine-mère sermonne son fils et l'adjure de se séparer de Richelieu. Elle lui reproche en vrac de ménager les protestants, d'opprimer la noblesse et de se désintéresser du bien-être du peuple.


Vaudeville
politique

Le cardinal, devant l'importance de l'enjeu, tente d'entrer dans la pièce où se déroule l'entretien. Mais Marie de Médicis a recommandé à ses huissiers d'en tenir toutes les portes fermées. Toutes ? Non. Une porte dérobée s'offre à Richelieu. Dans ses Mémoires, le cardinal raconte : «Dieu s'est servi de l'occasion d'une porte non barrée qui me donna lieu de me défendre lorsqu'on tâchait de faire conclure l'exécution de ma ruine».

Marie de Médicis plus tard dira : «Si je n'avais pas négligé de fermer un verrou, le cardinal était perdu». Il semble en fait que l'habile cardinal ait usé de son influence sur une femme de chambre pour approcher le roi. On imagine la surprise de la reine-mère quand il ouvre la porte !

Richelieu : «Je gagerai que Leurs Majestés parlent de moi ?... ». «Oui !» répond sèchement Marie de Médicis. Richelieu écoute en silence ses violents reproches puis s'agenouille devant le roi et la reine-mère et, dans une humilité calculée, baise le pan de robe de celle-ci.

Louis XIII tourne les talons et se retire à Versailles, où il possède un modeste relais de chasse (son fils Louis XIV en fera le palais que l'on connaît).

Les courtisans croient en la victoire de la reine et s'inclinent devant elle.

Là-dessus, le roi fait appeler Richelieu...

D'un naturel timide et hypocondriaque, Louis XIII déteste son ministre qui est tout son contraire, intelligent, distingué, ambitieux, travailleur,... Mais en son for intérieur, il approuve sa politique, si dure soit-elle, qui préserve la France de la guerre civile et des menaces étrangères. Aussi lui renouvelle-t-il sa confiance dans l'intimité de son relais de chasse, promettant de ne jamais se séparer de lui, en quoi il tiendra parole.

Un courtisan, Bautru, comte de Serrant, prononcera alors une phrase promise à la postérité : «C'est la journée des dupes !»

Vainqueur du bras de fer, le cardinal obtient du roi l'éloignement de la reine-mère. Marie, qui n'a de cesse de comploter, veut s'installer dans la place forte de la Capelle, au nord de Laon. On est au bord de la guerre civile ! Mais la reine-mère doit finalement se résoudre à l'exil aux Pays-Bas.


Marie
de Médicis, une reine encombrante

Marie de Médicis, veuve d'Henri IV, a donné le jour à un roi, Louis XIII, mais aussi à deux reines, Henriette de France, épouse du roi d'Angleterre Charles 1er, et Elisabeth de Bourbon, épouse du roi d'Espagne Philippe IV, et une duchesse de Savoie, Christine. Elle n'a pas pour autant un grand sens de la politique...

Après beaucoup de pérégrinations et de tracas, l'ex-régente meurt le 3 juillet 1642, à 69 ans, à Cologne, dans une maison prêtée par le peintre Rubens qui réalisa pour elle, au temps de sa splendeur, une superbe suite de tableaux, aujourd'hui au Louvre.

Gaston d'Orléans, qui lorgne sur la succession de son frère, encore sans enfant à 30 ans, est aussi contraint de quitter la Cour.

Au nom de la «raison d'État», et avec le soutien du roi, Richelieu peut désormais mener la guerre comme il l'entend. Il apporte d'abord un appui larvé aux protestants dans la guerre religieuse qui ravage l'Allemagne et restera connue sous le nom de Guerre de Trente Ans.

Enfin, il déclare la guerre à l'Espagne et s'engage directement dans le conflit. Celui-ci aboutira aux traités de Westphalie et à la marginalisation de l'Allemagne pour deux siècles.


10 novembre 1657
Christine se fait justice à Fontainebleau

Le 10 novembre 1657, l'ex-reine Christine de Suède, de passage au château de Fontainebleau, fait venir le père Le Bel, supérieur du couvent des Mathurins d'Avon, dans la galerie des Cerfs pour qu'il confesse son confident et favori, l'Italien Monaldeschi. Après quoi, elle fait exécuter ce dernier à l'épée...

Face au scandale de cette justice sommaire exercée sur le sol français, l'ex-reine revendique son droit de souveraine. Elle explique à son hôte, le cardinal Mazarin, que le condamné avait reconnu l'avoir trahie en dénonçant son projet napolitain auprès des envoyés du roi d'Espagne.

Selon des sources malveillantes, il paraîtrait que la reine aurait aussi eu connaissance de lettres où son grand écuyer et amant raillait son physique ! L'affaire est étouffée et Christine s'établit enfin à Rome, au Palais Mazarin puis au Palais Riario, dans le quartier du Trastevere, où elle rassemble des collections d'art et une cour d'artistes qui lui vaudront une grande renommée à travers l'Europe classique.

10 novembre 1871 
«Dr. Livingstone, I presume ? »

Le 10 novembre 1871 arrive un jeune Blanc à Ujiji, un pauvre village africain sur la rive orientale du lac Tanganyika. Tandis que la population lui fait fête, un autre Blanc, au visage émacié et à la barbe fournie, sort d'une case et se dirige lentement vers lui.

L'intrus ôte son chapeau et lui lance cette apostrophe aussi laconique qu'immortelle : «Dr. Livingstone, I presume? »(Vous êtes sans doute le Dr Livingstone ?).

Rencontre de Stanley et Livingstone (gravure d'époque)

Le missionnaire David Livingstone (58 ans), qui explorait l'Afrique orientale, n'avait pas rencontré d'Européen depuis cinq ans et passait pour disparu... quand il fut ainsi retrouvé par le journaliste Stanley, de son vrai nom John Rowlands (30 ans), dans le village où il s'était paisiblement établi.


Un saint en Afrique

Issu d'une pauvre famille d'Écosse, David Livingstone a travaillé dès l'âge de 10 ans comme ouvrier dans une fabrique de coton.

Devenu médecin, prêtre anglican et missionnaire, il établit des missions dans le désert du Kalahari, en Afrique du sud, et se signale par des relations d'une inhabituelle aménité avec les habitants.

Livingstone et sa famille explorent le lac Ngami, au Kalahari, en 1850

Ayant fondé une famille, Livingstone la renvoie bientôt en Angleterre avant de partir seul explorer la région des lacs. Simplement accompagné de quelques compagnons africains, il découvre ainsi en 1855 les gigantesques chutes du Zambèze, qu'il baptise du nom de la reine Victoria.

Son retour à Londres est triomphal. Ses engagements chrétiens au service des Africains et contre la traite des esclaves par les Arabes et les Portugais lui valent en particulier une immense popularité (les entreprises coloniales n'ont pas encore à cette époque le caractère brutal qui sera le leur deux décennies plus tard).

David Livingstone et sa fille Anna Mary en 1864Livingstone repart dès 1858 aux frais du gouvernement. Son objectif est de remonter le fleuve Zambèze. Mais il échoue et, qui plus est, a le malheur de perdre sa femme au cours de l'expédition.

En 1867, avec le concours de la Royal Geographical Society, il se lance à nouveau à l'aventure avec, cette fois, un plus modeste équipement. Il veut explorer le lac Tanganyika où il espère trouver les légendaires «fontaines d'Hérodote» à l'origine du Nil.

Malade et abandonné par ses porteurs, dans une région dévastée par les épidémies et les trafics d'esclaves, il doit se retirer dans le village d'Ujiji où quelques années plus tard le retrouvera Stanley.

Après avoir fait un bout de chemin avec son sauveteur, Livingstone, vieilli, refuse de le suivre en Angleterre. Il meurt en mai 1873, à l'âge de 60 ans, dans la région des grands lacs. Ses amis africains Chuma et Susi enterrent son coeur et ses viscères au pied d'un arbre. Ils rapatrient son corps embaumé et ses carnets de voyage. Livingstone sera inhumé en grande pompe dans l'abbaye de Westminster un an plus tard.


U
n truand en Afrique

Henry Morton StanleyÀ la fois opposé et semblable est le profil de Stanley. Né dans la famille misérable d'une servante de ferme, au Pays de Galles, John Rowlands s'embarque à 14 ans comme mousse pour l'Amérique.

Il est adopté par un commerçant de la Nouvelle-Orléans dont il prend le nom et, pendant la guerre de Sécession, mène aux États-Unis une vie d'aventurier.

Il devient journaliste et au cours d'un reportage en Abyssinie (ancien nom de l'Éthiopie), assiste en 1868 à une victoire des Anglais sur le roi local. Il en informe son journal avant tous ses confrères après avoir soudoyé le télégraphiste de Suez. Ce succès lui vaut d'être embauché par le New York Herald Tribune. Le journal l'envoie peu après sur les traces de Livingstone.

Parti de Zanzibar, sur la côte de l'océan Indien, Stanley retrouve Livingstone après une marche de 3500 km et 411 jours! L'aventurier sans scrupules est bouleversé par la rencontre du pieux missionnaire.

Avec lui, il explore pendant cinq mois les rives du lac Tanganyika avant de regagner Londres et d'y cueillir la récompense de son succès. Livingstone, quant à lui, reste en Afrique où il ne tarde pas à mourir d'épuisement.

Stanley, gagné par le virus de l'exploration, repart en 1874 de Zanzibar pour l'embouchure du Congo avec une impressionnante caravane de 350 hommes, dont trois Européens seulement, ainsi qu'un bateau en pièces détachées, le Lady Alice (nom d'une éphémère fiancée de 17 ans qui n'attendra pas le retour de l'explorateur pour se marier avec un plus paisible industriel).

Au fil du parcours, l'expédition combat les populations locales. Massacres et pillages sont à inscrire au passif de l'explorateur. C'est à bout de forces que Stanley arrive trois ans plus tard au pied des chutes gigantesques qui barrent l'embouchure du fleuve Congo. Il ne lui reste plus que 114 hommes et il est le seul Européen survivant. Mais il a accumulé d'innombrables informations sur les fleuves et les lacs africains et démontré en particulier l'absence de relation entre le Nil, grand fleuve du nord du continent, et les fleuves du sud.

Dans un article publié par le Daily Telegraph en novembre 1877, Stanley adjure son gouvernement d'occuper le bassin du Congo qu'il vient lui-même d'explorer. Mais Londres dédaigne l'offre. Stanley, de dépit, se fait embaucher par le roi des Belges Léopold II qui vient de créer une «Association internationale pour l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale», financée sur sa cassette personnelle.

En 1878, entouré de nombreux mercenaires européens et de supplétifs africains, l'explorateur remonte cette fois le fleuve Congo depuis son embouchure. N'hésitant pas à faire usage de ses armes, il obtient la soumission des chefs locaux... Mais il renonce à s'emparer de la rive droite du Congo revendiquée au nom de la France par Savorgnan de Brazza et défendue avec détermination par un sergent sénégalais de celui-ci.

Avant de prendre sa retraite, Stanley part encore au secours d'Emin Pacha, un aventurier allemand converti à l'islam et parti explorer la région des lacs africains.

Rentré à Londres, Stanley reprend la nationalité britannique. Homosexuel, il se marie sur le tard. Il est élu à la Chambre des Communes et anobli. -


C'est sa fête 
Le pape Léon 1er le Grand (440-461) a joué un grand rôle dans la chrétienté des premiers siècles.
Léon 1er réunit le concile de
Chalcédoine qui affirme la double nature du Christ en une personne. Il veut de la sorte répliquer à l'empereur romain de Constantinople qui a officialisé l'hérésie monophysite en 449 au concile (ou «brigandage») d'Éphèse. Déjà, l'Orient et l'Occident s'éloignent l'un de l'autre...
L'année suivante, en 452, le pape va au-devant d'
Attila, le roi des Huns, et le convainc de rebrousser chemin sans entrer dans Rome. Il a moins de chances avec les Vandales qui pillent la Ville éternelle en 455. Le pape obtient néanmoins de Genséric, leur roi, qu'il épargne la vie des habitants.

Naissance
Martin Luther
10 novembre 1483 à Eisleben (Thuringe, Allemagne) - 18 février 1546 à Eisleben (Thuringe, Allemagne)

 

Le 31 octobre 1517, Martin Luther, un moine allemand placarde sur la porte d’une église 95 «thèses» où il dénonce les scandales de l'Église de son temps. Le premier de ces scandales est l'abus qui est fait des indulgences. Il s'agit des aumônes que le clergé récolte contre la promesse d'un allègement des peines qui attendent les pécheurs au Purgatoire, antichambre du Paradis.

Les 95 thèses ont un profond retentissement en Allemagne. Mais le Saint-Siège et les princes allemands tardent à les condamner. De son côté, Martin Luther entre résolument en dissidence contre Rome qu'il présente comme la «rouge prostituée de Babylone». Il dénie à l'Église le pouvoir d'effacer les peines dans l'au-delà et formule une doctrine de la grâce divine en rupture avec la pratique catholique.

Les idées de Luther se répandent comme une traînée de poudre en Allemagne. Les prêtres se marient, les moines et les religieuses abandonnent leur couvent... Le prédicateur lui-même épouse une ancienne moniale. Il prend les choses en main et organise la nouvelle religion, sous le nom de Réforme. Ses adeptes sont appelés réformés, luthériens ou encore protestants (parce que leurs représentants ont émis une «protestation» face aux représentants de l’empereur).

Tandis que l'Europe centrale se déchire entre catholiques et protestants et que de nouveaux prédicateurs comme le Français
Jean Calvin (1509-1564) et le Suisse Ulrich Zwingli (1484-1531) approfondissent la Réforme protestante, l'homme qui est cause de tout cela finit sa vie paisiblement à Eisleben, sa ville natale.

 


Décès
Joseph Dupleix
1er janvier 1697 à Landrecies (Nord, France) - 10 novembre 1763 à Paris

 

Fils d'un fonctionnaire de la Compagnie française des Indes orientales, Joseph François Dupleix s'enrichit à Pondichéry par des spéculations audacieuses.

Directeur des comptoirs de Chandernagor, puis gouverneur de Pondichéry, enfin directeur général des comptoirs français en Inde, il entreprend de faire de la Compagnie une puissance territoriale en s'alliant aux princes locaux et en les armant à l'européenne.

Son ambition est de créer un empire colonial français sur les ruines de l'empire moghol des Indes mais il doit s'opposer aux ambitions concurrentes de l'Angleterre et à la mauvaise volonté de la Compagnie elle-même, qui préfère s'en tenir au commerce. Le roi Louis XV finit par le rappeler en 1754, après qu'il se fut ruiné.

Moustafa Kémal
19 mai 1881 à Thessalonique (Empire ottoman) - 10 novembre 1938 à Istamboul (Turquie)

 

Menacée de dépeçage suite à sa défaite dans la Grande Guerre de 14-18, lorsqu'elle s'appelait encore empire ottoman, la Turquie est sauvée par Moustafa Kémal.

D'une énergie peu commune, noceur, grand buveur, indifférent à la religion et notoirement athée, ce stratège de talent veut bâtir une nation turque homogène.

Après avoir repoussé une armée d’invasion grecque, il chasse un million de Grecs dont les ancêtres étaient établis en Asie mineure depuis l’Antiquité, proclame la République turque, déplace la capitale à Ankara, abolit le califat, symbole de l'universalisme musulman, inscrit la laïcité dans la Constitution et supprime par voie d'autorité tous les symboles du passé ottoman, multiculturel et islamique...

 


Abel Gance
25 octobre 1889 à Paris - 10 novembre 1981 à Paris

 

Le cinéaste Abel Gance a réalisé un mémorable Napoléon (1926). Réalisé avec d'importants moyens, sur une musique d'Arthur Honegger, ce film de 2 heures et demi est l'un des derniers succès du cinéma muet et à certains égards le meilleur film jamais réalisé sur Napoléon. L'acteur principal, Albert Donnedieu, se laissera tant envahir par son personnage qu'il en perdra la raison. Le cinéaste adaptera quelques années plus tard son film au parlant.

Léon
Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE - Publié dans : Histoire
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