Dimanche 13 décembre 2009 7 13 /12 /2009 09:08
Événements

13 décembre 1294 
Démission du pape Célestin V

Le 13 décembre 1294, le pape Célestin V démissionne après cinq mois seulement de pontificat. C'est un fait unique dans l'histoire de la papauté.

Élu contre son gré, ce bénédictin et ermite de plus de 80 ans, né Pietro de Morrone, ne se sentait pas capable d'assumer sa charge ni de résister aux pressions des grandes familles et des souverains étrangers, tel le roi de France Philippe IV Le Bel. Devant ses cardinaux, le pape descend de son trône, pose sa tiare à terre, se défait de ses autres insignes pontificaux. S'étant retiré dans la solitude, il meurt l'année suivante et sera canonisé malgré le scandale que constituait aux yeux des chrétiens sa démission devant Dieu.

Son successeur, Benedetto Caetani, est élu la veille de Noël. Issu d'une grande famille romaine, il prend le nom de Boniface VIII et va mettre toute son énergie... et sa férocité à tenter de restaurer l'autorité du Saint-Siège.

 

13 décembre 1545 
Concile de Trente et Contre-Réforme

Le pape Paul III convoque en 1542 un grand concile oecuménique à Trente.

Ce concile débute officiellement le 13 décembre 1545. Le pape lui donne pour objectif de revigorer l'Église catholique.

La revanche catholique

C'est qu'après le départ d'une partie de ses ouailles à l'appel de Luther, Calvin, Zwingli et quelques autres, le Saint-Siège a compris la nécessité d'engager une grande réforme au sein de l'Église catholique. Il y est encouragé par le nouvel ordre des Jésuites, énergique et passionné.

Le mouvement va prendre le nom de Contre-Réforme, par réaction à la Réforme protestante.

Le concile impose en premier lieu de strictes règles de conduite au clergé et en particulier aux évêques. Il améliore la formation des prêtres et promeut l'enseignement du catéchisme. Il confirme aussi la préséance du Saint-Siège à la tête de la hiérarchie catholique.

Le concile de Trente clarifie par ailleurs l'interprétation catholique des Saintes Écritures, en particulier le dogme de la justification ou de la grâce : à la différence des luthériens qui estiment que Dieu décide in fine de sauver ou non un homme et de lui accorder la vie éternelle, les prêtres conciliaires précisent que l'homme peut être porté aux bonnes actions salvatrices s'il dispose de la grâce et lui concèdent une certaine marge de liberté.

Le théologien et archevêque de Milan Charles Borromée promeut l'usage du confessionnal, un meuble avec deux compartiments séparés par un rideau, l'un pour le confesseur, l'autre pour le pénitent.

La confession, l'un des sacrements de l'Église catholique, ne se pratique plus de façon publique. Elle devient un exercice intime, sans contact visuel ou physique entre le confesseur et le pénitent. Elle devient aussi plus fréquente. On ne se confesse plus seulement une fois l'an mais tout au long de l'année.

On peut dire que l'Église issue du concile de Trente sera caractérisée par le confessionnal et par la chaire (une estrade d'où le prêtre, lors des offices, s'adresse aux fidèles).

Très vite, le clergé catholique reprend confiance et l'affirme dans la promotion de l'art baroque). Dès le milieu du XVIe siècle, des artistes de premier rang, tels Michel-Ange et Rubens, mettent en scène la gloire de Dieu et l'amour de la vie dans la peinture comme dans l'architecture.

Concile, art et architecture

L'art baroque reste le plus beau témoignage de la Contre-Réforme catholique. Issu de la réforme tridentine, il ne craint pas les excès et s'oppose par sa munificence à l'austérité des réformés luthériens et calvinistes.

La réforme tridentine se retrouve dans l'architecture religieuse :
- les cathédrales gothiques étaient conçues pour les processions et l'on pouvait en faire le tour par les nefs latérales et en passant derrière le choeur,
-les églises baroques, quant à elles, accordent la primeur à la prédication avec une nef centrale très large, dominée par la chaire, et l'impossibilité de cheminer derrière le choeur.

Contre-Réforme

Revigorée par le concile de Trente, la Contre-Réforme catholique ne tarde pas à ramener à l'ancienne foi nombre de régions allemandes, surtout en Rhénanie et dans les Alpes. Elle est conduite par les Jésuites, qui bénéficient de l'argent espagnol et de l'appui des successeurs de l'empereur Ferdinand 1er.

La vigueur de la Contre-Réforme attise les querelles entre catholiques et luthériens, notamment à propos des principautés ecclésiastiques.

Quand il se sépare le 4 décembre 1563, le concile de Trente a ravivé la foi catholique partout à l'exception notable de l'Europe du nord.


13 décembre 1937 
Le «viol de Nankin»

Le 13 décembre 1937, l'armée japonaise entre dans la ville de Nankin, au centre de la Chine, après un pilonnage de trois jours.

Aussitôt commencent des massacres à grande échelle. Exécutions à la baïonnette, au sabre ou à la mitrailleuse. Viols et mutilations. Au total, sans doute plus de 100.000 victimes (les autorités chinoises affichent le chiffre de 200.000 ou 300.000).

Les tanks japonais à Nankin en janvier 1938

Le «viol de Nankin» figure en bonne place parmi les crimes contre l'humanité commis au XXe siècle même si le gouvernement japonais persiste à en nier l'importance (*)

La diplomatie mise à mal

Tout commence en 1931, quand un groupe de généraux prennent le pouvoir à Tokyo avec l'accord de l'empereur Showa (Hiro Hito).

Profitant de ce que les Chinois sont en train de se battre, les nouveaux maîtres du Japon envahissent la province chinoise de Mandchourie et en font un État à leur dévotion, le Mandchoukouo. Ils placent à sa tête l'ancien empereur de Chine, le lamentable Pu-Yi. Forts de ce premier succès, ils entreprennent ensuite de grignoter la Chine du nord.

Les Occidentaux, qui croient encore à l'avenir de la paix et de la démocratie, se tiennent cois devant l'agression japonaise. Ils invitent simplement le chef des nationalistes chinois, Tchang Kaï-chek, à temporiser et négocier avec les agresseurs. Cet attentisme ouvre un boulevard à Hitler, arrivé au pouvoir en Allemagne en 1933. Le Führer voit tout l'intérêt d'une alliance avec les nationalistes nippons qui, comme lui, sont isolés sur la scène internationale.

À l'initiative du ministre allemand des Affaires étrangères, Joachim von Ribbentrop, Berlin et Tokyo signent le 25 novembre 1936 un pacte antikomintern orienté contre les Soviétiques et leur chef, Staline.

Conquête de la Chine

Forts du soutien des Allemands, les Japonais prennent prétexte d'un incident sur le pont Marco Polo, près de Pékin, pour se lancer brutalement à la conquête de toute la Chine le 7 juillet 1937.

L'incident du «triple 7»

L'incident du «triple7» est ainsi nommé parce qu'il s'est déroulé le 7-7-1937 !

Il aurait mis aux prises une poignée de soldats chinois et des troupes japonaises en manoeuvre près du pont Marco Polo, aussi appelé pont de Lugou, à 15 kilomètres de Pékin (il s'agit d'un superbe pont de pierre sculpté, construit en 1189-1192 et décrit par le voyageur vénitien un siècle plus tard).

Prétextant que l'un de leurs soldats aurait été enlevé par les Chinois (il s'était en fait attardé dans un bordel), les Japonais se lancent dès le lendemain à la conquête de la Chine.

En quelques mois, ils occupent près d'un million de kilomètres carrés peuplés de 60 millions d'habitants. Ils mettent en oeuvre une politique de terreur systématique pour tenter d'abattre la résistance intérieure.

Les massacres deviennent la règle. Ils atteignent leur maximum avec la prise de Nanjing (Nankin en graphie ancienne), ancienne capitale de la Chine et siège éphémère du gouvernement de Tchang Kaï-chek.

Terreur sur la ville

Le 10 décembre, les Japonais envoient un ultimatum aux troupes qui défendent la métropole de la Chine centrale, sur le cours inférieur du Yangzijiang (Yang Tsé-kiang en graphie ancienne).

Tchang Kaï-chek, les chefs de son parti, le Guomindang, et les officiers abandonnent illico la ville. La panique s'installe dans la population et chez les soldats livrés à eux-mêmes. Beaucoup tentent de s'enfuir en traversant le fleuve du Yangzijiang, qui ressemble à cet endroit à une véritable mer intérieure. La flotille japonaise postée sur le fleuve s'en donne à coeur joie et tire sur les fuyards, causant quelques milliers de morts.

Enfin, les Japonais entrent dans la ville. Confiants, les soldats chinois se laissent désarmer et se rendent par unités entières. Ceux qui ne se rendent pas spontanément sont traqués. Les Japonais arrêtent dans la rue tous les hommes en âge de combattre et suspects d'avoir porté une arme ou un casque.

Le commandement nippon craint alors d'être submergé par la grande masse des prisonniers dans une ville a priori hostile. Il ordonne le massacre des prisonniers, contre toutes les lois de la guerre. Celui-ci s'opère froidement, à la baïonnette, au sabre ou plus souvent encore à la mitrailleuse, sur des malheureux liés entre eux par groupes d'une douzaine. On évalue entre 30.000 et 60.000 le nombre de soldats tués de la sorte dans les premiers jours.

Massacre à la baïonnette à Nankin (décembre 1937)

Ensuite vient le massacre des fonctionnaires, suspectés de collusion avec le parti nationaliste chinois de Tchang Kaï-chek, le Guomindang. Dans les semaines qui suivent, la terreur devient endémique. Elle frappe indistinctement les habitants de la ville, au nombre d'environ 200.000, qui ont l'heur de déplaire aux vainqueurs.

Les soldats, par petits groupes, enlèvent les femmes de tous âges et se livrent à des viols collectifs. C'est à cette occasion, à Nankin, que les Japonais mettent en place le système des «femmes de réconfort», séquestrant des femmes de toutes conditions dans des bordels de campagne.

Ces exactions, encouragées par l'état-major, renforcent l'esprit de corps chez les soldats japonais. Elles les consolent aussi de la résistance inattendue opposée par les Chinois.

Les Occidentaux s'inquiètent pour la sécurité de leurs ressortissants et de leurs navires mais sans plus, la paix en Europe commençant elle-même à être gravement menacée par Hitler !

Tchang Kaï-chek dirige la lutte contre l'envahisseur à partir des provinces du sud. Il se résout à faire alliance avec ses rivaux communistes contre l'ennemi commun.

Vers la guerre mondiale

Après leurs premiers succès, les Japonais piétinent. Pour soumettre l'ensemble de la Chine, ils éprouvent la nécessité de s'emparer de l'Asie du Sud-Est, riche en matières premières et en pétrole. Mais celle-ci est colonisée par la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

Lorsque l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste agressent ces trois puissances, le Japon se range à leurs côtés en signant un pacte tripartite, le 27 septembre 1940.

Les États-Unis, à leur tour, entrent dans le jeu. En riposte aux attaques du Japon contre l'Indochine française, le président Franklin Roosevelt fait geler le 26 juillet 1941 les avoirs japonais aux États-Unis et décrète un embargo sur les matières premières.

Le Japon choisit la fuite en avant et entreprend la conquête de l'Asie du Sud-Est... malgré l'opposition de l'amiral de la flotte impériale, Isoroku Yamamoto. Celui-ci connaît les États-Unis de l'intérieur et mesure l'extraordinaire disproportion des forces en faveur des Américains. Il déconseille une entrée en guerre contre eux.

L'empereur et son gouvernement sont déterminés à poursuivre leurs plans de conquête en vue de constituer en Asie du Sud-Est une «sphère de coprospérité» à leur dévotion.

Yamamoto se résigne et met sur pied le «Plan Z», rien moins que la destruction préalable de la flotte américaine du Pacifique. Ce sera l'attaque de Pearl Harbor et la mondialisation du conflit.

13 décembre 1940 
Renvoi de Laval

Le 13 décembre 1940, le Maréchal Pétain renvoie son vice-président du Conseil, Pierre Laval, avec ces simples mots : «Vous n'avez plus ma confiance...». Il le remplace par Pierre-Étienne Flandin. Laval reviendra le 17 avril 1942 et renforcera la politique de collaboration avec l'occupant allemand.


13 décembre 1981 
État de guerre en Pologne

A l'aube du 13 décembre 1981, le général Jaruzelski proclame l'état de guerre en Pologne. 6000 syndicalistes sont arrêtés, y compris le populaire Lech Walesa. Le syndicat libre Solidarnosc est dissous. L'émotion est immense dans le pays comme en Occident.

Les ouvriers contre le gouvernement communiste

Des grèves sanglantes avaient déjà secoué le pays en 1970.

Le 18 octobre 1978, l'opposition au régime communiste reçoit une impulsion décisive avec l'élection du polonais Karol Wojtyla à la papauté sous le nom de Jean-Paul II. Charismatique et relativement jeune (58 ans), le nouveau pape se rend en Pologne quelques mois plus tard, en mai-juin 1979. Quatre mots font le tour du pays : «N'ayez pas peur !»

Sous la conduite de l'électricien Lech Walesa, les ouvriers des chantiers navals de Gdansk se mettent en grève en février 1980. Les grèves s'étendent au pays. Le pouvoir communiste dirigé par Edward Gierek vacille. Le 31 août 1980, Lech Walesa triomphe en signant avec les représentants du gouvernement les accords de Gdansk.

Le 9 novembre 1980, le gouvernement reconnaît le syndicat libre Solidarnosc présidé par Lech Walesa et qui réunit près de dix millions de Polonais. Les Soviétiques, empêtrés en Afghanistan, ne sont pas en mesure d'intervenir militairement.

Le général Wojciech Jaruzelski, devenu Premier ministre le 10 février 1981, désespère de contenir la montée des aspirations démocratiques. Désespérant d'y arriver, il proclame l'état de guerre. Mais ce coup d'État déguisé ne trompe personne. Il traduit l'impuissance des communistes à diriger le pays et annonce la ruine de l'empire soviétique.

Une archive vidéo de l'INA
Premières images de Varsovie après l'instauration de l'État de siège par le général Jaruzelski : chars dans les rues enneigées, soldats patrouillant et contrôlant une voiture, gens dans la rue, soldats gardant l'entrée de la télévision, façade du siège de Solidarnosc.


http://www.ina.fr/video/CAB8101724601/premieres-images-de-varsovie.fr.html


C'est sa fête :
Lucie

Lucie (ou Lucy) est une vierge de Syracuse martyrisée au IVe siècle. Vers 1350, selon le calendrier julien alors en vigueur, sa fête coïncidait avec le solstice d'hiver et le moment où commencaient à rallonger les jours.

En Scandinavie, où l'on apprécie plus qu'ailleurs l'allongement de la journée, ce phénomène astronomique joint à l'étymologie de Lucie (le nom vient du latin lux, lumière), est devenu de la sorte à la fin du Moyen Âge le prétexte à des réjouissances familiales. Aujourd'hui encore, à cette occasion, les jeunes filles de la maison sont parées d'une couronne de bougies et de fleurs.


Naissance
Sully
13 décembre 1560 à Rosny-sur-Seine - 22 décembre 1641 à Villebon

 

Compagnon d'enfance d'Henri IV, Maximilien de Béthune, duc de Sully, met ses talents à son service sans jamais renoncer à sa foi protestante. Il sert d'abord Henri dans les combats avec grand courage. En 1598, il devient surintendant des Finances. Gestionnaire rigoureux, il redresse les finances du royaume, ruiné par les guerres de religion, au point que le budget retrouve l'équilibre dès 1604...

 

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Commentaires

Un Laval viré par la porte il est rentré par la fenêtre, quel merdier....
Commentaire n°1 posté par Crimary le 13/12/2009 à 18h25
Ecrire un commentaire - Par Monique
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