Dimanche 15 novembre 2009 7 15 /11 /2009 05:45
Événements

15 novembre 1315 
Victoire des Trois Cantons à Morgarten

Le 15 novembre 1315, à Morgarten, au sud de Zurich, des montagnards repoussent les troupes du duc Léopold d'Autriche,
seigneur de Habsbourg....

C'est l'une des rares fois, au Moyen Âge, où des communautés paysannes réussissent à s'émanciper de leur suzerain féodal. Dans le reste de l'Europe, les révoltes paysannes débouchent sur des jacqueries sans issue.

Indépendance confirmée

Quelques années après le célèbre serment de Rütli, la victoire de Morgarten renforce la cohésion des cantons alpins. Elle leur rallie les cantons environnants et surtout les villes de Zurich, Bâle et Berne. Ces communes libres, bien que bourgeoises, font front commun avec les cantons paysans contre les prétentions des Habsbourg.

À la fin du XVe siècle, les Suisses confédérés doivent encore se battre contre le duc de Bourgogne Charles le Téméraire, désireux de reconstituer à son profit l'ancienne Lotharingie de l'époque carolingienne.

Ces paysans austères se révèlent alors comme les soldats les plus redoutables d'Europe, capables d'en remontrer aux plus puissants chevaliers de la noblesse. Quelques jours suffisent aux cantons pour lever plusieurs dizaines de milliers de fantassins.

Dès que la consigne leur en est donnée, les Confédérés quittent sans attendre leur ferme, prennent leur longue pique et se mettent en ordre de marche. Au moment de l'attaque, tandis que les trompes de montagne terrorisent l'ennemi par leurs sonorités tonitruantes, les Confédérés n'ont guère de mal à repousser les assauts des cavaliers grâce à leurs longues piques.

Tandis que les armées féodales et les mercenaires des condottiere italiens s'efforcent de faire un maximum de prisonniers en vue d'en tirer de fructueuses rançons, les Confédérés n'ont pas ces scrupules. Ils préfèrent quant à eux tuer un maximum d'ennemis, y compris les prisonniers solvables, ce qui ajoute à l'effroi que sème leur approche.

Mais qu'on ne s'avise pas de les tromper. «Les Suisses se battent bien, mais ne se paient pas de paroles !» dit le maréchal de France Blaise de Montluc. Le roi de France Louis XII, n'ayant pas payé la solde promise à ses mercenaires suisses, eut à les affronter en Italie.

La réputation de l'infanterie suisse n'est ternie que par sa défaite face au roi de France à Marignan. Il en résulte en 1516 la conclusion d'une «Paix perpétuelle» entre les deux peuples qui vaudra aux rois de France d'employer à leur service de redoutables gardes suisses jusqu'à la Révolution française.

Louvois, ministre de Louis XIV, aurait dit à celui-ci : «Avec tout ce que lui ont coûté les Suisses, Votre Majesté aurait pu paver d'or une route de Versailles à Bâle.» À quoi aurait répliqué le lieutenant-général Pierre de Stupa :«Mais avec tout le sang que les Suisses ont versé au service de Votre Majesté, on aurait pu remplir un canal allant de Bâle à Versailles !»

À la bataille de Rossbach, en 1757, pendant la guerre de Sept Ans, le roi de Prusse Frédéric II aurait demandé : «Quels sont donc ces murs de brique rouge que mon artillerie ne peut entamer ? ». À quoi on lui répondit : «Sire, ce sont les Suisses» (*). -

Une confédération qui dure

Protégée par ses montagnes et fortifiée par le courage de ses habitants, la Suisse, qui tire son nom du canton de Schwyz (en allemand, Schweiz), se présente dès l'origine comme une confédération de cantons (ou «lieux») aux statuts très divers, sans presque aucune administration centrale.

Les tentatives de centralisation, notamment sous l'influence des révolutionnaires français, se révèleront vaines, hier comme aujourd'hui.


15 novembre 1793
Naissance de la baguette de pain

La traditionnelle baguette de pain, symbole de l'identité nationale, remonte à la Révolution. Le 15 novembre 1793 (26 brumaire An II selon le calendrier républicain), un décret de la Convention stipule que tous les Français doivent manger le même pain : «La richesse et la pauvreté devant également disparaître du régime de l'égalité, il ne sera plus composé un pain de fleur de farine pour le riche et un pain de son pour le pauvre. Tous les boulangers seront tenus, sous peine d'incarcération, de faire une seule sorte de pain : Le Pain Égalité».
En 1856, Napoléon III, à son tour, tente de réglementer la taille et le poids du pain : 40 cm et 300 g environ. Après la Seconde Guerre mondiale se généralise la baguette, aussi appelée flûte ou petite selon les régions. D'une longueur de 80 cm et d'un poids de 250 g, son prix a été jusque dans les années 1980 fixé par arrêté préfectoral.

15 novembre 1796 
Bataille d'Arcole

Le 15 novembre 1796, le général Bonaparte remporte une brillante victoire sur les Autrichiens du général Avinczy à Arcole, dans le Piémont italien.
Après trois jours de combats indécis, Bonaparte s'élance sur un pont sous la mitraille. Il tombe dans les marais et s'écrie : «Soldats, en avant pour sauver le général». Ses grenadiers se ruent en avant. La victoire est à la France.

15 novembre 1889 
Le Brésil devient une république

Le 15 novembre 1889, au Brésil, les militaires destituent l'empereur Pierre II et instaurent la République avec le soutien de la grande bourgeoisie possédante. Celle-ci en voulait à l'empereur d'avoir aboli l'esclavage l'année précédente, longtemps après les autres États occidentaux.

15 novembre 1908 
Le Congo colonie belge

Le 15 novembre 1908, après une longe délibération du Parlement, le Congo, propriété personnelle du feu roi Léopold II, devient officiellement une colonie belge.

15 novembre 1927 :
Trotski exclu du PCUS

 

Le 15 novembre 1927, Trotski (on écrit aussi Trostsky) est exclu du Parti communiste d'URSS. C'est le début d'une longue errance... et d'un mythe : celui de l'opposant irréductible à Staline et à la terreur.

Un militant de la dernière heure

Léon Bronstein, dit Trotski (ou Trotsky) Né le 7 novembre 1879 dans une famille juive de la bourgeoisie russe sous le nom de Léon (Lev en russe) Bronstein, le futur Trotski milite dans les rangs révolutionnaires à l'université de droit d'Odessa, ce qui lui vaut d'être déporté en Sibérie en 1898.

Évadé, il se réfugie à Londres sous le pseudonyme de Trotski. Il participe dès lors aux actions et débats du parti social-démocrate russe, d'où surgira le parti bolchevique (ou communiste).

Après les journées révolutionnaires de janvier 1905, il rentre en Russie et devient le chef du conseil, ou soviet, de Saint-Pétersbourg. Une nouvelle fois arrêté et déporté, il s'évade et se réfugie à Vienne.

Cet intellectuel se fait le champion de la révolution permanente et ne daigne voir dans la Russie qu'une base de départ pour changer le monde. À l'opposé des sociaux-démocrates, Trotski estime inutile que le pays passe par une révolution bourgeoise. Il préconise l'instauration sans délai de la «dictature du prolétariat» ainsi qu'un rapprochement avec les mouvements ouvriers européens.

Rallié à Lénine en juillet 1917 seulement, peu après la démocratique Révolution de Février, il entre au Comité central du parti bolchevique. Président du soviet de Petrograd (anciennement Saint-Pétersbourg), il prend une part très active à la Révolution d'Octobre.

Le lendemain du coup d'État qui a donné le pouvoir aux bolcheviques, il monte à la tribune du Congrès des soviets et lance aux délégués des partis de gauche hostiles aux bolcheviques : «Vous êtes de pauvres types, des faillis. Votre rôle est terminé. Allez là où est votre place, dans les poubelles de l'Histoire». L'expression fera florès.

Là-dessus, en qualité de commissaire du peuple aux Affaires étrangères, il participe aux négociations d'armistice avec l'Allemagne (on est encore en pleine guerre mondiale). S'imaginant que les prolétaires allemands se laisseront entraîner dans la Révolution prolétarienne par l'exemple russe, il surprend les négociateurs allemands en leur concédant à peu près tout ce qu'ils veulent.

Organisateur hors pair

À peine sortie de la Grande Guerre, la Russie entre en guerre civile. Trotski, devenu commissaire à la Guerre, révèle ses talents d'organisateur à la tête de l'Armée rouge. Il réussit à amalgamer officiers soviétiques et jeunes volontaires révolutionnaires et mène sans pitié la lutte contre les opposants de tous les bords.

Partisan d'une répression à outrance de toute forme d'opposition au régime communiste, il se heurte très vite à Staline, qui veut, comme Lénine, sauver la Révolution grâce à un compromis provisoire sur la collectivisation de l'agriculture et de la petite industrie (la NEP ou Nouvelle Politique Économique).

Après la mort de Lénine, le 21 janvier 1924, il libère sa parole. Il dénonce la dérive bureaucratique et réformiste du parti et de son secrétaire général, Staline, et forme avec deux autres leaders communistes, Zinoviev et Kamenev, un groupe d'opposition (la troïka).

Victime de ses outrances

En 1924, l'impitoyable Trotski écrit : «Aucun de nous ne veut ou ne peut discuter la volonté du Parti, car le Parti a toujours raison. On ne peut avoir raison qu'avec et par le Parti, car l'Histoire n'a pas ouvert d'autres voies pour suivre la raison.»

Il va éprouver à ses dépens la justesse de ces vues quand il devra s'incliner devant son ennemi Staline, en qui s'incarne le Parti communiste.

En janvier 1925, Trotski perd le commissariat à la Guerre et en octobre 1926, il est chassé du Politburo ou Comité central. Enfin, il est exclu l'année suivante du parti lui-même et en janvier 1928 relégué au Kazakhstan. Staline redoute de l'éliminer trop brutalement en raison de l'influence qu'il conserve sur les esprits.

En janvier 1929, Trotski est contraint enfin à l'exil. Il erre de Turquie en France, puis en Norvège et au Mexique. C'est là qu'il est assassiné d'un coup de piolet le 21 août 1940 par un espion à la solde de Staline.

Entre temps, à Istamboul, en 1929, il a pu fonder une IVe Internationale, organisation révolutionnaire qui se pose en rivale de la IIIe Internationale communiste (et de la IIe Internationale socialiste ou social-démocrate). Cette IVe Internationale trotskiste, qui prône la révolution permanente et la lutte de classes sans concession, recueille encore aujourd'hui les faveurs de quelques intellectuels.


15 novembre 1971 
Naissance du microprocesseur

Le 15 novembre 1971 est célébré l'acte de naissance du microprocesseur. Dans une publicité de la revue Electronic News, la firme Intel annonce «A microprogrammable computer on a chip» (un ordinateur programmable dans une puce).

L'inventeur, Marcia E. "Ted" Hoff, a eu l'idée d'associer sur un minuscule support tous les circuits qui constituent un ordinateur. Ce microprocesseur 4004, avec une taille de 3,2 mm, est capable d'effectuer jusqu'à 60.000 opérations par seconde. Sa puissance est comparable à celle du célèbre ENIAC, dont les circuits occupaient un volume d'environ 80 mètres cubes.

Genèse d'une révolution

L'ENIAC, né juste après la seconde guerre mondiale, est l'un des premiers ordinateurs numériques jamais construits. Il était composé de plus de 15.000 tubes à vide, en quelque sorte de grosses ampoules. Ces tubes ont été remplacés par des transistors dans la génération suivante d'ordinateurs numériques. Ces transistors, inventés par les laboratoires Bell en 1948 ont eux-même été progressivement miniaturisés, ce qui a permis la mise au point des microprocesseurs.

En quelques années, dans l'ensemble du monde développé, ces microprocesseurs ont bouleversé l'informatique, l'industrie et les télécommunications. Ils ont conduit à l'automatisation des tâches industrielles. Ils ont permis d'introduire la micro-informatique dans les activités de services et dans les activités ludiques ou domestiques. Ils ont aussi rendu possible l'expansion foudroyante de la téléphonie et de l'internet.

La troisième révolution

On peut dire sans exagération que les microprocesseurs ont été à l'origine d'une troisième révolution industrielle, après l'invention de la machine à vapeur par James Watt, au XVIIIe siècle, et la découverte des applications pratiques de l'électricité par Thomas Edison, au XIXe siècle. -

Les performances des «puces» ne cessent de s'accroître. Au début des années 1980, le 68000 s'appelait ainsi car il contenait environ 68000 transistors miniatures. En ce début du XXIe siècle, les microprocesseurs comme le Pentium d'Intel, en contiennent de l'ordre de deux milliards ! Que nous réserve l'avenir ?


C'est sa fête 
Albert le Grand
Albert le Grand est une grande figure du Moyen Âge. Il est représentatif des «intellectuels» de cette époque. Né en Allemagne au XIIIe siècle, il enseigne à Paris la théologie et l'oeuvre d'Aristote. Il poursuit son enseignement à Cologne où l'un de ses élèves n'est autre que Thomas d'Aquin. Esprit universel, il se montre avide d'apprendre et méprise les frontières.
Son oeuvre, condensée dans un ouvrage du nom de Grand Albert, a longtemps scandalisé le clergé en raison de ses références à la magie et à la doctrine de Platon. Albert a néanmoins été proclamé docteur de l'Église en 1931.

Naissance
Erwin Rommel
15 novembre 1891 à Heidenheim (Allemagne) - 14 octobre 1944 à Herrlingen (Allemagne)

 

Feld-maréchal allemand, très populaire en raison de ses victoires en Libye, à la tête de l'Africakorps, Erwin Rommel est soupçonné par Hitler de complicité dans l'attentat manqué du 20 juillet 1944 et sommé de se suicider...

 


Décès
Cixi ou Ci Xi
29 novembre 1835(Chine) - 15 novembre 1908 à Pékin (Chine)

 

Cixi, femme ambitieuse et énergique, a dirigé la Chine pendant près d'un demi-siècle, de 1861 à 1908, en tant qu'impératrice douairière (autrement dit, veuve du précédent empereur)...

 

Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE - Publié dans : Histoire
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