Le 17 décembre 1398, le Turc Tamerlan remporte à Panipat, près de Dehli, une victoire sur le sultan local, Mohammed Toughklak. Il saccage Dehli et s'en retourne dans sa province de Transoxiane, en Asie centrale, avec un énorme butin.
Peu après l'entrée en fonction du premier président de la République américaine, Georges
Washington, le Congrès ajoute à la Constitution des États-Unis d'Amérique dix amendements relatifs aux droits individuels. C'est la Déclaration des Droits (en anglais Bill of Rights). Elle est publiée le 17 décembre 1791.
Il y a déjà eu un précédent avec le vote d'une première Bill of rights par le Congrès de la colonie de Virginie, le 12 juin 1776, à l'initiative d'un certain George Mason. L'expression
elle-même dérive de l'acte agréé par le roi d'Angleterre Guillaume d'Orange en 1688.
Le Bill of Rights comporte dix articles très courts, inspirés d'assez loin par les 17 articles de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen. Parmi ces dix articles ou amendements, le deuxième et le quatrième posent d'une part le droit pour chacun d'être armé
en vue de pouvoir s'associer à une milice de défense, d'autre part le droit pour chacun d'assurer sa sécurité et celle de ses biens. En vertu de ces deux amendements, les Américains peuvent
librement acheter des armes et s'en servir sous le motif de légitime défense.
Le 17 décembre 1865, Léopold II devient roi des Belges à la suite de son père Léopold 1er de Saxe-Cobourg, élu roi en 1831.
Le 17 décembre 1903, les frères Wibur et Orville Wright (36 et 32 ans) effectuent à tour de rôle quatre vols de quelques dizaines de mètres sur la plage de Kill Devil, à Kitty Hawk, en Caroline du Nord.
Quelques villageois témoins de ces modestes exploits ne se doutent pas qu'ils vont déboucher sur la naissance de l'aviation...
Un siècle plus tôt, des Français avaient réussi à s'élever dans le ciel à bord d'un engin plus léger que l'air, la «montgolfière» mais cette performance sans précédent avait eu peu de conséquences pratiques.
En 1890, la machine volante du Français Clément Ader, l'une des premières à avoir été appelée «avion», vole à l'altitude de... quelques dizaines de centimètres (sur terrain plat, notons-le, et non sur des dunes). Mais son inventeur ne réussit pas à «transformer» l'essai. Les frères Wright vont être plus chanceux et de leur premier essai date le véritable essor de l'aviation.
Wilbur et Orville,
fabricants de cycles passionnés de mécanique, tentent d'abord de développer le vol plané.
Ils y échouent et sans se décourager entreprennent dans leur atelier Dayton (Ohio) la construction du Wright Flyer. Il s'agit d'un biplan de 274 kg, avec deux ailes parallèles de 12 mètres d'envergure. Entre les ailes, un moteur à essence de 16 CV entraîne deux hélices en bois au moyen de chaînes de vélo.
Le 14 décembre, ils transportent leur engin jusqu'à Kitty Hawk où s'étend une longue plage déserte.
Après un premier essai raté et quelques réparations, ils se remettent aux commandes à tour de rôle trois jours plus tard, malgré un fort vent de face. Et c'est enfin le succès avec un vol de 260 mètres en 59 secondes à 3 mètres au-dessus du sol.
Orville prend soin de photographier le vol de son frère mais celui-ci passe totalement inaperçu de la presse américaine. Il est vrai que les deux frères restent très discrets sur leurs travaux et leurs brevets. Ils poursuivent l'amélioration de leur engin à travers deux nouvelles versions, les Flyer 2 et 3. Deux ans plus tard, le 5 octobre 1905, Wilbur effectue un vol de 38 kilomètres en 39 minutes sur Flyer 3 !
Le 8 août 1908, après avoir conclu un accord avec l'armée américaine et une compagnie française, les frères Wright consentent à sortir de leur réserve et à se produire sur le circuit de course du Mans. Ils triomphent sur leurs concurrents, notamment le Brésilien Santos-Dumont.
Reconnaissant l'avance de la France dans les recherches sur l'aviation, les deux Américains créent une école de pilotage dans la Sarthe puis dans les Pyrénées Atlantiques, sur l'emplacement de l'actuel aéroport de Pau, avant de retourner aux États-Unis où ils échouent à imposer leur savoir-faire.
Déjà la relève arrive. Exploits humains, investissements faramineux et innovations techniques se succèdent à perdre haleine (un peu comme aujourd'hui avec internet). Le 25 juillet 1909, Louis Blériot, ingénieur centralien enrichi dans la fabrication de phares automobiles, réussit la traversée de la Manche aux commandes de son dernier-né, le Blériot XI, en 27 minutes.
Le pandit Nehru s'empare de la
dernière possession portugaise en Inde le 17 décembre 1961.
Dès 1954, l'Inde indépendante avait négocié avec la France la rétrocession de ses comptoirs, Pondichéry, Chandernagor,Yanaon, Karikal et Mahé, dont les écoliers apprenaient naguère la liste par coeur.
Le Portugal du dictateur Salazar refuse, lui, de renoncer au port de Goa, à 400 km au sud de Bombay. C'est par la force que l'Union indienne lui fera entendre raison !
Le drapeau portugais flotte sur la cité depuis sa conquête, en 1510, par Afonso de Albuquerque (48 ans), surnommé le «Mars portugais». Proche de la famille royale, il participe à différentes guerres contre la Castille avant de s'engager dans l'aventure coloniale.
En 1503, après que Vasco de Gama eut contourné l'Afrique et relié le Portugal à l'Inde, Albuquerque s'installe à Cochin,
sur la côte sud de l'Inde.
Puis il occupe sans coup férir l'îlot stratégique de Sokotra (ou Socotora, à l'entrée de la mer Rouge et l'îlot d'Ormuz, qui commande l'accès au golfe Persique par le détroit du même nom.
Ses entreprises sont fatales au commerce entre la péninsule arabe et l'Asie des moussons. Elles lui valent en 1509 le titre de vice-roi des Indes portugaises.
Pour affermir la présence portugaise dans le sous-continent indien, il s'empare enfin de Goa, jusque-là soumise à l'autorité d'un roi musulman. Le Portugais entre dans la ville sans avoir à combattre et se voit acclamé par la population, majoritairement hindoue. Chef estimé autant que redouté, Albuquerque étendra le rayonnement du Portugal jusqu'à Ceylan, le détroit de Malacca et les îles de la Sonde avant de s'éteindre à Goa, le 16 décembre 1515, victime de la défaveur royale.
La ville, érigée en capitale de l'empire portugais des Indes orientales, accueillera la dépouille du grand conquérant et, plus tard, celle de saint François-Xavier, un jésuite qui se consacra à l'évangélisation de l'Insulinde et du Japon. Elle prospèrera à la charnière des mondes hindou, musulman et chrétien jusqu'à l'arrivée des Hollandais en Inde, au milieu du XVIIe siècle.
C'est par la force (mais sans effusion de sang) que le Premier ministre indien récupère la ville, mettant un terme à la domination européenne sur le sous-continent. Goa est depuis 1987 un État
de l'Union indienne et compte un peu plus d'un million d'habitants, dont une moitié de chrétiens.
C'est sa fête :
Figure singulière du «Siècle des Lumières», Émilie de Breteuil, plus tard marquise du Châtelet, fut la première femme au monde à se vouer aux sciences...
Issu d'une riche famille créole du Venezuela, alors colonie espagnole, Simón Bolívar participe en 1810 à la guerre d’indépendance. Mais il entre bientôt en conflit avec Francisco Miranda, héros de la guerre de libération, qu’il fait arrêter et livre aux Espagnols ! Il devient dictateur et mène une répression brutale... C'est qu'une bonne partie de la population demeure opposée à l'indépendance. Les Espagnols reprennent pied dans le pays.
Bolívar s'enfuit mais revient à la charge l’année suivante avec l'aide intéressée des Anglais. Il libère la Nouvelle-Grenade (aujourd'hui la Colombie), proclame l'avènement d'une «Grande-Colombie» qui fédère la Nouvelle-Grenade et le Venezuela, puis libère l'Équateur et le Pérou avec l’aide de son lieutenant, Antonio Sucre.
Peu après, la Colombie entre en guerre contre le Pérou tandis que le Venezuela s'émancipe et met fin à la Grande-Colombie. C'est l'effondrement du rêve panaméricain de Bolívar. Malade et abandonné de tous, Simón Bolívar quitte le pouvoir. Il n’en reste pas moins le plus grand héros national de l'Amérique hispanique, au point de n'être plus connu que sous le surnom de «Libertador» (le «Libérateur») et d'avoir donné son nom à un pays andin, la Bolivie.
Léopold II devient roi des Belges le 17 décembre 1865, à la suite de son père
Léopold 1er de Saxe-Cobourg, élu roi en 1831. Né 30 ans plus tôt à Bruxelles, le nouveau souverain s'est préparé à sa tâche en multipliant les voyages. «Mon seul voeu, c'est qu'après moi la
Belgique soit plus grande, plus forte et plus belle,» dit-il en montant sur le trône.
Il réussit à consolider l'indépendance de la Belgique face aux visées de l'empereur des Français Napoléon III et surtout entreprend sur sa fortune personnelle la colonisation du bassin du Congo, au coeur de l'Afrique.
Léopold II est un géant exubérant et un bon vivant qui aime la bonne chère... ainsi que les femmes. Mal marié à 18 ans à une archiduchesse, il défraie la chronique mondaine lorsque, veuf avec trois filles, il se met en ménage à 69 ans avec une jeune femme de 16 ans, Blanche de Vaughan, à laquelle il donne deux fils et qu'il épouse peu avant sa mort. Sa veuve se remariera avec son ancien fiancé...
L'écrivain Marguerite de Crayencour, plus connue sous le nom de Marguerite Yourcenar, fut la première femme accueillie à l'Académie française.