Le 22 novembre 845, le chef breton Nominoë, auquel Louis le Pieux, fils de Charlemagne, a
conféré le titre de duc, se soulève contre les Francs. Il bat les troupes de Charles le Chauve, fils du précédent, à Ballon, près de Redon. À sa mort, en 851, son
fils Erispoé lui succède à la tête de la Bretagne et obtient de Charles le Chauve rien moins que le titre de roi ! La Bretagne devient
indépendante de l'Hexagone pour près de sept siècles.
Le 22 novembre 1220, à Rome, Frédéric II de Hohenstaufen, roi de Sicile, est couronné empereur d'Allemagne par le pape Honorius III.
Le 22 novembre 1675, à l'observatoire de Paris, Olaüs Römer (ou Roemer) réussit à évaluer la vitesse de la lumière. Son résultat, 200.000 kilomètres par seconde,
est remarquablement proche de la mesure actuelle (300.000 km/seconde). Pour y arriver, l'astronome danois s'est servi de l'observation des «planètes médicéennes» (les satellites de
Jupiter), découvertes par Galilée le 7 janvier 1610. C'est un nouveau pas dans la perception de l'infini.
Le 22 novembre 1718, quelque part dans l'Atlantique nord, une bataille navale se solde par la mort d'un certain Edward Teach, né 40 ans plus tôt à Bristol, en Angleterre, et plus connu sous le surnom de «Barbe-Noire». Il s'agit d'un célèbre pirate qui avait terrorisé les côtes américaines pendant plusieurs années à bord d'une frégate de 40 canons enlevée aux Français. Ce géant doté d'un impressionnant système pileux avait coutume, pour effrayer ses adversaires, d'allumer des mèches de chanvre dans ses cheveux. Effet garanti !
Pendant la guerre de la Succession d'Espagne, Barbe-Noire avait combattu au service de l'Angleterre, en qualité de marin et de corsaire. Mais après la conclusion de la paix d'Utrecht, en 1713, il avait perdu son travail et avait alors choisi de se mettre à son compte en tant que pirate. Il n'était pas le seul dans ce cas : les deux tiers des 40.000 marins de la Navy ayant été à ce moment-là démobilisés, une partie d'entre eux avaient rejoint les flibustiers de la zone caraïbe.
Après que Barbe-Noire eut osé bloqué le port de Charleston, en Virginie, les habitants de la colonie, excédés, avaient décidé d'en finir avec lui et lancé le capitaine Robert Maynard à sa poursuite... Le pirate allait périr au terme d'un combat titanesque. Beaucoup d'autres pirates, plus chanceux mais ayant constaté que les Caraïbes étaient devenues impropres à leur activité, allaient s'établir à Madagascar, une île encore libre, sur la route des Indes, en plein cœur de l'océan Indien.
Le 22 novembre 1831 éclate sur la colline de la Croix-Rousse, au nord de Lyon, la révolte des canuts. La révolte se propage dans tous les quartiers ouvriers de la
métropole. Les insurgés prennent pour emblème le drapeau noir et la devise : «Vivre en travaillant ou mourir en combattant».
On est au début de la Révolution industrielle... Le mot paupérisme, importé d'Angleterre en France en 1822, exprime le sentiment général que l'enrichissement de la bourgeoisie se paye de l'appauvrissement de la classe ouvrière.
À Lyon, les canuts, dont le nom vient du mot canette, ou bobine, sont des artisans qui tissent la soie à domicile sur leur propre métier à bras. Ils travaillent pour le compte des soyeux (les patrons négociants) qui leur fournissent la matière première et récupèrent le produit fini. Ils sont environ 6000 artisans et emploient 30.000 compagnons.
Le revenu des uns et des autres, 18 sous environ pour quinze heures de travail par jour, ne permet qu'une vie de misère. Du fait de métiers à tisser beaucoup plus productifs qu'auparavant, comme le métier Jacquard, et en dépit d'une demande soutenue, ce revenu est deux fois moindre que sous le Premier Empire !
Les canuts font appel au préfet du département, Louis Bouvier-Dumolart, et obtiennent qu'une commission paritaire fixe un tarif minimum. Le préfet fait ensuite afficher dans la ville la déclaration suivante : «Si par exception quelques ouvriers honnêtes ont encore des griefs à faire redresser, les voies légitimes leur sont ouvertes, et ils sont assurés d'y trouver une bienveillante justice». Mais en recevant les délégués ouvriers, il a enfreint la loi Le Chapelier (1791) qui interdit les associations ouvrières et cela lui vaut d'être désavoué par Paris.
Plus gravement, certains soyeux refusent d'appliquer le tarif minimum en prétextant comme de coutume de la concurrence internationale et des contraintes du marché. Les canuts, en colère, se mettent en grève. Le 19 novembre 1831, au cœur de la Croix-Rousse, ils font face à la garde nationale. Des coups de feu claquent. La révolte gronde.
Deux jours plus tard, les canuts descendent de leur colline, drapeau noir en tête, et occupent le centre de Lyon après quelques combats avec les forces de l'ordre. On compte une centaine de morts. Maîtres de la deuxième ville de France mais ne sachant que faire de leur victoire, les canuts et la garde nationale, qui s'est finalement ralliée à eux, constituent un comité insurrectionnel pour se donner le temps de réfléchir. Ils s'abstiennent soigneusement de tout pillage.
Voilà le roi Louis-Philippe 1er confronté à sa première révolte sociale à peine plus d'un an après son accession au pouvoir. Le Président du Conseil Casimir Perier, par-dessus tout soucieux d'ordre, envoie 20.000 soldats sous les ordres du maréchal Soult aux portes de Lyon. Ils attendent patiemment que les insurgés se lassent.
Enfin, le 5 décembre 1831, les troupes peuvent entrer dans la ville sans effusion de sang. La garde nationale est désarmée et dissoute, le tarif minimum abrogé et le préfet, jugé trop conciliant, révoqué. Une dizaine de canuts seulement sont traduits en justice... et bientôt acquittés.
Casimir Perier déclare à la Chambre des députés : «Il faut que les ouvriers sachent qu'il n'y a de remède pour eux que la patience et la résignation». Il n'aura guère le
temps de savourer son succès. Épuisé par le travail, il contracte le choléra lors d'une visite auprès des malades à l'Hôtel-Dieu de Paris et meurt le 16 mai 1832.
Dans le Journal des débats, le 8 décembre 1831, Saint Marc Girardin, conseiller d'État, exprime la frayeur des classes possédantes face à la révolte des
canuts, si nouvelle dans son principe : «La sédition de Lyon de 1831 a révélé un grave secret, celui de la lutte intestine qui a lieu dans la société
entre la classe qui possède et celle qui ne possède pas.. Notre société commerciale et industrielle a sa plaie comme toutes les autres sociétés ; cette plaie, ce sont les ouvriers. Point de
fabrique sans ouvriers, et avec une population d'ouvriers toujours croissante et toujours nécessiteuse, point de repos pour la société [...].
Les barbares qui menacent la Société ne sont point au Caucase ; ils sont dans les faubourgs de nos villes manufacturières».
À nouveau les canuts lyonnais se soulèvent en 1834, après que des meneurs aient été traduits en justice pour avoir dénoncé des baisses de salaires et fait grève. Cette fois, ils trouvent en face d'eux le ministre de l'Intérieur Adolphe Thiers, beaucoup moins accommodant que Casimir Perier. Il laisse les manifestants ériger des barricades puis fait donner la troupe. Celle-ci va méthodiquement reconquérir la ville.
On compte environ 600 morts et 10.000 arrestations au cours de la «Sanglante semaine» du 9 au 15 avril 1834. La répression rassure les possédants sur la détermination du gouvernement à les protéger contre les barbares des faubourgs. C'est un prélude à la «Semaine sanglante» de 1871 par laquelle le même Thiers mettra un terme à la Commune de Paris.
Le 22 novembre 1906, le Premier ministre russe Stolypine engage une vigoureuse réforme agraire. Ses premiers résultats sont prometteurs mais elle est brutalement
interrompue par la Grande Guerre et la Révolution.
Le 22 novembre 1943, en pleine guerre mondiale, les Libanais, forts du soutien des Anglo-Saxons, imposent l'indépendance complète aux représentants de la France
Libre du général de Gaulle.
Le 22 novembre est depuis lors la fête nationale du Liban.
Ce 22 novembre 1956, s'ouvre à Melbourne la XVIe olympiade. Ces premiers jeux situés dans l'hémisphère sud vont consacrer l'endurance du marathonien français Alain Mimoun. En effet, le 1er décembre, sa course se termine dans le stade olympique sous les acclamations des 120.000 spectateurs présents. Il devance sur la ligne d'arrivée son grand rival, le Tchécoslovaque Emil Zatopek. C'est la quatrième médaille d'or française de ces jeux qui vont révéler de grands sportifs comme la sprinteuse australienne Elizabeth «Betty» Cuthbert ou le gymnase Viktor Chukarin.
Ces JO marquent aussi la domination sportive de l'URSS, première au palmarès des médailles. Les jeux sont fortement colorés d'enjeux politiques puisque l'Irak, le Liban et l'Égypte ont décidé de boycotter les épreuves olympiques afin de protester contre l'intervention franco-britannique sur le canal de Suez. De leur côté, les Pays-Bas, l'Espagne et la Suisse ne sont pas également présents en Australie afin de condamner l'intervention soviétique en Hongrie. Quant à la Chine, elle refuse également d'y participer en raison de la présence de Taïwan.
Le président américain John Fitzgerald Kennedy est assassiné au cours d'un voyage officiel à Dallas (Texas), le 22 novembre 1963.
À 12h30, tandis que sa limousine roule sur Dealey Plaza, il est atteint de deux balles tirées par derrière, du 5e étage d'un immeuble abritant un dépôt de livres.
Le président avait seulement 46 ans. Il était beau (et coureur de jupons). Il avait de jeunes enfants
(Caroline et John-John) et une femme séduisante, Jacky, née Bouvier (d'origine française).
Il souffrait aussi de maux divers : une malaria attrapée pendant la guerre du Pacifique, une malformation de la colonne vertébrale qui l'obligeait à se reposer souvent dans un rocking chair et une tuberculose des reins.
Sa mort soulève une émotion immense dans le monde.
L'assassin est un désaxé de 24 ans, sympathisant communiste, Lee Harvey Oswald. Il est lui-même tué deux jours plus tard par un certain Jack Ruby avant d'avoir pu communiquer ses mobiles à la police. Cette circonstance laissera planer un doute sur l'existence d'éventuels commanditaires (Mafia, CIA,...?) et donnera matière à plusieurs films et livres à sensation.
Le successeur de Kennedy à la Maison Blanche, son vice-président et ancien rival Lyndon Baines Johnson (55 ans), sera même suspecté d'avoir organisé le complot pour cacher son alliance douteuse avec les pétroliers du Texas et faire avorter un projet de taxation des revenus pétroliers... Il est vrai que le rapport de la commission Warren chargée de faire la lumière sur l'assassinat conclut au crime d'un tireur isolé sans pouvoir éclaircir beaucoup de zones d'ombres.
De son côté, Jack Ruby, peut-être détenteur de la vérité, meurt d'un cancer en prison sans avoir fourni d'autre explication à son meurtre que le désir de punir l'assassin pour la peine qu'il avait fait subir à... Jacky Kennedy !
Depuis l'attentat de Dallas, les Américains cultivent la nostalgie du président défunt. Ils l'associent au souvenir d'une incontestable prospérité et d'une société relativement égalitaire et homogène.
Le 22 novembre 1977, le Concorde, premier avion civil supersonique, effectue sa première liaison commerciale entre Paris (aéroport Charles-de-Gaulle) et New York (aéroport
John-Fitzgerald Kennedy)... Ce n'est évidemment pas un hasard si la date du vol inaugural coïncide avec l'anniversaire de la naissance de de Gaulle et de l'assassinat de Kennedy !
Charles de Gaulle incarne en France et au-delà l’esprit de résistance. Il acquiert ses galons de général « à titre provisoire » en tentant de faire face à l’armée allemande lors de l’invasion de mai-juin 1940.
Sous-Secrétaire d’État au gouvernement, il refuse l’armistice et s’enfuit à Londres, d’où il lance à la radio un appel à la résistance.
Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, il n’a de cesse de rassembler autour de lui les mouvements de résistance français et de dénoncer la collaboration du maréchal Pétain et de son
gouvernement avec l’occupant allemand.
Il porte sur ses épaules l’honneur de la France et, assez naturellement, à la Libération, remet sur pied des institutions républicaines. Après une éclipse suite à des divergences politiques (la «traversée du désert» ), il est rappelé au pouvoir pendant la guerre d’Algérie, donne une nouvelle Constitution à la France et achève la décolonisation.
Leclerc est l'officier le plus représentatif de la France libre en lutte contre l'Allemagne nazie. Il entre dans l'Histoire de France le 2 mars 1941.
Ce jour-là, dans l'oasis de Koufra, en Libye, tandis que l'Allemagne triomphe sur tous les fronts, le colonel Leclerc fait avec ses hommes le serment de ne plus déposer les armes avant que le
drapeau français ne flotte sur Strasbourg...
Le général Robert Clive est à l’origine de
l’empire britannique des Indes. Entré au service de la Compagnie des Indes orientales, il entreprend de transformer celle-ci en puissance territoriale. Il y arrive par sa victoire de
Plassey sur
le souverain du Bengale et ses alliés français, pendant la guerre de Sept Ans, en 1757.
Plus chanceux que le Français Joseph Dupleix (1697-1763) qui avait, le premier, eu l’idée d’une implantation européenne aux Indes, Robert Clive n’est pas mieux que lui récompensé. Injustement accusé de concussion à son retour en Angleterre, il finit par mettre fin à ses jours.
Ses successeurs, parmi lesquels Richard Wellesley et son frère Arthur, duc de Wellington, achèveront la conquête du sous-continent indien, assurant pour la première fois dans l’Histoire son unité politique sous l’appellation de «British Raj» (l’empire britannique des Indes). Cette unité sera brutalement défaite en 1947 par la scission entre l’Union indienne et le Pakistan.
De tous les présidents américains, présidents américains, John Fitzgerald Kennedy, le 35e, demeure l'un des plus populaires, malgré la brièveté de son mandat, interrompu par le drame de Dallas, le 22 novembre 1963.
Son nom reste attaché aux pires moments de la guerre froide avec l'URSS (l'actuelle Russie) et aux combats des Noirs américains contre la ségrégation raciale.
Issu d'un milieu bourgeois, André Malraux, passionné de culture
orientale, part en 1923 au Cambodge, alors protectorat français, en vue de piller et revendre quelques statues khmères. Cela lui vaut quelques ennuis avec la justice française... et nourrit ses
premiers romans (La voie royale,...).
Là-dessus, il se pique de passion pour les communistes chinois en pleine lutte avec les nationales du Guomindang de Tchang Kaï-chek. Du dramatique affrontement de Changhai (1927), il tire la matière de La condition humaine (prix Goncourt, 1933). Un peu plus tard, il participe (de loin) à la guerre civile en Espagne et en tire un nouveau roman à succès, L'Espoir.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la Résistance et, après la Libération de la France, devient brièvement ministre de l'Information du général de Gaulle. Il poursuit en parallèle des réflexions sur la création artistique, dans le droit fil d'un grand critique un peu oublié, le médecin Élie Faure, auteur de L'Esprit des formes. André Malraux entame son dernier parcours comme ministre des Affaires culturelles du général de Gaulle sous la Ve République.
Bonjour Momo. «Vivre en travaillant ou mourir en combattant», j’espère que cette phrase ne reviendra au goût du jour et que tous aurons un travail en France, juste mon avis. Chris
bonjour ma belle je n'ai vu la rose que ce matin hier une croix ! merci , je vais aller vite sous la douche et après dans la cuisine je reçois enfants et petits enfants
gros bisous