Dimanche 25 octobre 2009 7 25 /10 /2009 07:25

Événements

25 octobre 732
Charles Martel arrête une razzia arabe
 
Le 25 octobre 732, le chef des Francs, Charles Martel, arrête une armée arabe au nord de Poitiers. Les vaincus se retirent. C'en est fini des incursions musulmanes au nord des Pyrénées.
Menace sur l'Aquitaine

Moins d'un siècle après la mort de Mahomet, ses guerriers avaient atteint l'Espagne et le Languedoc actuel (cette province s'appelle alors Septimanie, d'après ses sept villes principales).

Les musulmans sont arrêtés dans leur progression vers le nord par le duc d'Aquitaine, Eudes, à Toulouse, en 721. Eudes ne s'en tient pas là. Fort de sa victoire, il veut prévenir le retour des musulmans d'Espagne au nord des Pyrénées et pour cela, s'allie au gouverneur berbère de la Septimanie.

Le dénommé Munuza, bien que de religion musulmane, est en révolte contre ses coreligionnaires d'Espagne. Eudes lui donne sa fille en mariage (les préjugés religieux étaient moins virulents en cette lointaine époque qu'à la Renaissance et encore de nos jours). Mais Munuza est tué en affrontant le gouverneur d'Espagne Abd el-Rahmann et ce dernier, dans la foulée, lance une expédition punitive contre les Aquitains.


Les Francs au secours des Aquitains

À la tête de ses troupes, composées d'Arabes ainsi que de Berbères fraîchement convertis à l'islam, Abd el-Rahmann projette de remonter jusqu'au riche sanctuaire de Saint-Martin de Tours. Il a l'intention de s'en approprier les richesses avant de s'en retourner au sud des Pyrénées.

Le duc Eudes appelle à son secours les Francs qui vivent au nord de la Loire. Leur chef accourt. Celui-ci, du nom de Charles Martel, est issu d'une puissante famille franque d'Austrasie (l'Est de la France), les Pippinides. Il exerce les fonctions de maire du palais (ou«majordome») à la cour du roi mérovingien, un lointain descendant de Clovis. Quelques années plus tôt, il a refait l'unité des Francs en battant ses rivaux de Neustrie à Néry.

Eudes craint avec raison que Charles Martel ne tourne désormais ses ambitions vers le Sud de la Loire. Il accepte malgré tout de rapprocher leurs deux armées pour faire face à la menace musulmane.


Bataille indécise

Devant l'avancée des armées de Charles Martel et Eudes, Abd el-Rahmann arrête sa progression. C'est à Moussais, sur la commune de Vouneuil-sur-Vienne, entre Poitiers et Tours, que se font face les ennemis. Pendant six jours, les cavaliers musulmans et les fantassins chrétiens s'observent et se livrent à quelques escarmouches.

Le 25 octobre 732, qui est aussi le premier jour du mois de Ramadan, les musulmans se décident à engager la bataille. Mais leur cavalerie légère et désordonnée se heurte au rempart humain que forment les guerriers francs, disciplinés et bardés de fer. Abd el-Rahmann meurt au combat et la nuit suivante, découragés, ses hommes plient bagage et se retirent.

Charles ne s'en tient pas à cette victoire somme toute facile. Profitant de l'affaiblissement du duc Eudes, il s'empare des évêchés de la Loire puis descend dans le Midi qu'il saccage consciencieusement et d'où il chasse les chefs musulmans qui s'y étaient installés quelques années plus tôt. C'est peut-être à cette occasion que le chef des Francs aurait gagné le surnom de Martel («celui qui frappe comme un marteau»).

Plus tard, les chroniqueurs français se sont fait un devoir d'exalter le souvenir de la bataille de Poitiers pour mettre en valeur Charles Martel, père de Pépin le Bref et grand-père de Charlemagne.

25 octobre 1147 
Prise de Lisbonne par Alphonse 1er
Le 25 octobre 1147, après quatre mois de siège, Alfonso Enriques, premier roi de Portugal, enlève Lisbonne aux musulmans qui l'occupaient depuis plus de quatre siècles. Le chemin d'accès vers la citadelle arabe, emprunté par les assaillants, porte encore le nom de «petits escaliers Saint-Crépin» en relation avec le saint du jour. Le conquérant avait profité de l'arrivée à Porto, sa capitale, à l'embouchure du Douro, d'une flotte transportant 13.000 croisés en partance pour la Terre Sainte. Il avait convaincu leurs chefs, le Brabançon Arnould d'Aerschot et le Flamand Christian de Ghistelles, de le rejoindre au préalable à l'embouchure du Tage pour l'aider à s'emparer de Lisbonne.

25 octobre 1415
La «fleur de la chevalerie française» défaite à Azincourt
 

Le 25 octobre 1415, la «fleur de la chevalerie française» est anéantie à Azincourt, au nord de la Somme, par les archers et les piétons du roi d'Angleterre, Henri V de Lancastre.

Le désastre d'Azincourt relance la guerre de Cent Ans après une embellie de 35 ans consécutive aux victoires de Charles V et de son connétable Bertrand Du Guesclin. S'ajoutant aux défaites de Crécy et Poitiers, Azincourt signe la mort de la chevalerie féodale.


Désastre français

Henri V, le vainqueur d'Azincourt, est le fils d'un usurpateur qui renversa, emprisonna et fit assassiner le roi Richard II. Énergique et ambitieux, le jeune roi (28 ans) profite de la folie du roi Charles VI et des querelles entre les membres du Conseil de Régence, Armagnacs et Bourguignons, pour dénoncer la trêve conclue en 1396 entre Richard II et Charles VI.

En août 1414, Henri V demande à Charles VI rien moins que la main de sa fille Catherine et la succession du trône de France ! Sa demande n'ayant pas abouti, et pour cause, Henri V débarque le 13 août 1415 près de Harfleur avec 1400 navires, de l'artillerie et un total de 30.000 hommes.

Il s'empare de Harfleur après un difficile siège de cinq semaines, en expulse brutalement la population et laisse sur place une partie de son «ost» (armée).

Avec 15.000 hommes chargés de butin mais qui souffent aussi de dysenterie à cause de l'abus de fruits de mer, le roi longe la côte et se dirige vers Calais en vue de s'y retrancher. Comme son armée est épuisée, il se propose d'attendre le printemps suivant pour reprendre l'offensive avec l'aide de son allié, le puissant duc de Bourgogne.

Entre temps, le roi de France a convoqué le ban et l'arrière-ban de son armée, selon la vieille coutume féodale. Les chevaliers français groupés autour de la faction des Armagnacs vont à sa rencontre pour lui couper la route. L'armée est placée sous le commandement du connétable d'Albret cependant que le roi et son fils, le Dauphin, restent à Rouen par prudence.

On note la défection du duc de Bourgogne Jean sans Peur, cousin et vassal du roi, qui a refusé de répondre à l'appel.

Les Français, qui ont l'avantage du nombre (50.000 combattants contre 15.000 !), dédaignent d'écouter les conseils du duc de Berry, oncle du roi. Après plusieurs jours de tergiversations, qui laissent aux Anglais le temps de reprendre des forces, ils décident d'attaquer ceux-ci en un lieu très étroit où il leur est impossible de se déployer.

Après une nuit passée sur le dos de leur monture, faute de pouvoir dormir sur le sol détrempé par plusieurs jours de pluie, ils chargent les lignes de pieux derrière lesquelles sont solidement retranchés les archers anglais.

Les chevaliers ne daignent pas attendre la piétaille, en particulier les piqueurs et les arbalétriers gênois. Ils sont par ailleurs encombrés par des armures qui atteignent jusqu'à 20 kilos. Leurs chevaux, eux-mêmes caparaçonnés de plaques de fer et de cuir bouilli, peinent à se déplacer. Comme à Crécy, ils ont par ailleurs le soleil dans les yeux, preuve que l'expérience ne leur a pas servi.

Dans la panique, face aux volées de flèches, beaucoup de chevaliers chutent de cheval. Les archers anglais lâchent leurs grands arcs et se ruent sur les chevaliers, les frappant de leurs épées et de leurs haches.

Les vainqueurs ont bientôt une telle foule de prisonniers (1.700 environ) que le roi Henri V, craignant une attaque de revers et sans doute pas mécontent d'en finir avec les Armagnacs, ordonne de les égorger ! Il ne se soucie pas de les garder vivants pour les échanger contre rançon selon l'ancienne coutume féodale (tout se perd !). 200 archers et coutiliers se chargent de la besogne. Seuls sont épargnés quelques grands seigneurs, dont le duc Charles d'Orléans.

Les pertes sont énormes du côté français (près de 10.000 hommes contre 1.600 du côté anglais). Elles font d'Azincourt l'une des batailles les plus meurtrières du Moyen Âge occidental.

Le connétable de France est mort au combat de même que le comte de Nevers, le duc de Brabant, le duc d'Alençon... Le duc Charles d'Orléans (24 ans), neveu du roi Charles VI et chef des Armagnacs, fait prisonnier, n'est pas égorgé mais devra demeurer 25 ans en Angleterre où il cultivera la poésie.

En regardant vers le pays de France
Un jour m'advint, à Douvres sur la mer,
Qu'il me souvint de la douce plaisance
Que je soulais audit pays trouver;


La Normandie redevient anglaise

Fort de sa victoire inattendue à Azincourt, le roi d'Anglerre entreprend la conquête de la Normandie. Il s'empare d'abord de Caen : 25.000 habitants sur 40.000 choisissent de s'établir en Bretagne pour échapper à la loi anglaise ! Puis, le 20 novembre, la forteresse de Falaise, là même où est né Guillaume le Conquérant, tombe entre ses mains. Presque toute la basse-Normandie est désormais en son pouvoir.

En 1418, le roi met le siège devant Rouen, plus grande ville du royaume après Paris. La capitale de la Normandie dispose d'une forte garnison et même d'une centaine de canons. Sa milice bourgeoise est commandée par un chef déterminé, Alain Blanchard.

Après sept mois de siège, en décembre, les Rouennais poussent hors des murs 12.000 bouches inutiles (vieillards, enfants, femmes) en espérant que les Anglais auront pitié d'eux. Mais ces derniers les laissent mourir de froid et de faim dans les fossés de ceinture... Ainsi va la guerre. Les Rouennais doivent se rendre. Ils sont condamnés à payer 365.000 écus et à livrer trois chefs dont Alain Blanchard. Ce dernier, trop pauvre pour payer sa rançon, est pendu haut et court.

La résistance de Rouen témoigne de l'émergence d'un sentiment national mais il faudra attendre une décennie encore et l'arrivée de Jeanne d'Arc pour en mesurer l'importance...


Triomphe
anglais

Fort de sa victoire, Henri V remet sur le tapis le projet d'épouser Catherine, fille du roi de France Charles VI le Fou et d'Isabeau de Bavière.

A Paris, cependant, le mécontentement gronde contre les gens du comte d'Armagnac qui font régner la terreur (comme, avant eux, les Bourguignons). Dans la nuit du 28 au 29 mai 1418, une violente émeute chasse les Armagnacs de Paris. Des milliers sont massacrés et le comte lui-même est découpé en rondelles.

Deux mois plus tard, le soir du 20 août, le bourreau Capeluche entraîne le petit peuple et une bande de va-nu-pieds à l'assaut de la Bastille (déjà!) et des maisons des Armagnacs. Tueries et pillages se prolongent toute la nuit. On compte plus de dix mille morts.

Le dauphin Charles (l'héritier légitime du trône) est réveillé en catastrophe par le prévôt de Paris, Tanneguy Duchâtel, qui le roule dans une couverture, le jette sur un cheval et l'entraîne hors de la ville en furie. Avec ses fidèles, le prévôt amène le dauphin, alors âgé de 15 ans, à Bourges, prospère capitale du duché de Berry que l'enfant a reçu en héritage de son grand-oncle le duc Jean.

Prenant le titre de régent, le dauphin va poursuivre la lutte contre les Anglais à la tête de ce qui reste du parti armagnac. Paris n'en a cure et se soumet une nouvelle fois aux Bourguignons. C'est le triomphe de Jean sans Peur et de ses amis anglais.

Le duc de Bourgogne manoeuvre à sa guise le pitoyable roi de France, Charles VI le Fou, et sa femme, la reine Isabeau de Bavière. En même temps, inquiet de la pression des Anglais, il tente une réconciliation avec le dauphin Charles. Mais leur rencontre va virer au drame et à l'assassinat du duc.

Communauté : LES ANCIENS D'ORANGE - Publié dans : Histoire
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Commentaires

Dans l'armée de Charles Martel il y avait des fuites............Bises
Commentaire n°1 posté par cricrimary le 25/10/2009 à 20h46
et charles, j'aurais plûtot dit à cognac!!!!(trop facile, celle là!!!!!!)
Commentaire n°2 posté par daniel.l le 25/10/2009 à 09h38
hé, bé!!! c'est comme au rugby!!!!!
Commentaire n°3 posté par daniel.l le 25/10/2009 à 09h36
Ecrire un commentaire - Par Monique
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